Après l'introductions du Président de l’Exécutif :

Dominique BUCCHINI, PC,  évoque des accusations de pollution grave sur la base d’arguments discutables, les autres pollueurs, parle de réseau non interconnecté, indique au préfet que le GPL ne figure pas au plan énergétique, rejette l’idée du câble, parle d’accompagnement attentiste du Préfet, et finit en doutant de la volonté politique de raccorder la Corse au GALSI

Le Préfet indique que depuis plus de 2 ans il travaille sur le GALSI, dont l’ingénieur LETEURTROIS présentera le rapport GRT Gaz, ainsi qu’une partie de la faisabilité économique, et le calendrier.

Puis il confirme qu’il faut bien 2 centrales, que la procédure d’enquête publique à Lucciana est en cours, que pour la centrale d’Ajaccio il a organisé un débat selon la loi de février 2002 sur la démocratie locale, qu’il a accepté d’étudier, à la demande des associations leur plan B dont les éléments lui ont été remis le 15 octobre 2009 et les remet au Président de l’Exécutif.  Il donnera des éléments de réponse sur les hypothèses de plan B. Il est conscient du calendrier et ne reporte pas aux calendes grecques.

Le Président de l’Assemblée, Camille DE ROCCA SERRA évoque ses doutes naissants sur la volonté réelle des uns et des autres compte tenu de leur position, l’obligation de mettre en œuvre le plan énergétique Corse, au-delà d’arguments financiers, déclare que "si le GALSI arrive à Cagliari, il arrivera en Corse", évoque les doutes exprimés par les intervenants à la table ronde de Festiventu le 28.10.2009, et demande à EDF de dire qu’elle est prête pour réaliser le GALSI.

Le Directeur Régional d’EDF, lui répond que la position d’EDF est sans ambigüité : dès que le gaz sera à Bastia et à Ajaccio, EDF l’utilisera.

Antoine MANDRICHI,  CGT, indique que les agents se sentent trainés dans la boue par les accusations des associations, évoque le manque de respect et s’interroge sur la motivation et la posture des associations.

Nadine NIVAGGIONI, PNC, évoque la réponse de l’Europe à la question posée par le Député François ALFONSI, d’où il ressort que la France est en retard et n’a pas exprimé sa volonté de raccorder la Corse.

Jean Robert MIGNUCCI, STC, fait remarquer à JP LETEURTOIS qu’il a bien reçu la CGT mais pas le STC, revient sur les retards, sur la volonté réelle de raccorder la Corse et précise la position de son syndicat par rapport à celle de la CGT sur les deux sites.

Jean Nicolas ANTONIOTTI, FO, identifié par l’assemblée comme représentant associatif fait remarquer au  Président de l’Assemblée que le Directeur Régional d’EDF n’a pas vraiment répondu à sa demande de voir EDF s’engament à réaliser le GALSI puisque le directeur à précisé « dès que le gaz sera à Bastia et à Ajaccio, EDF l’utilisera » et que cette position ne respecte pas la commande publique précisée par  l’article 4 de la délibération 05/225 adoptant le plan énergétique Corse dont il donne lecture.

Précise que la propreté des moteurs, et la réalité de la notion de fioul environnemental ont été publiquement invalidées lors de la réunion du 24 octobre 2009 par monsieur LEBEAU, et revient sur la différence de traitement des populations à Ajaccio et à Lucciana dont les émissions ne sont toujours pas dénitrifiées, et le fioul lourd toujours à 1%, contre 0,5% à Lucciana.

Il rappelle que l’intérêt économique du raccordement impose le raccordement des 2 centrales et que si Lucciana démarre au fioul lourd, il n’est pas certain que les investisseur voudront financer encore 30 M€ pour sa conversion.

Il indique au représentant de la CGT que ses propos au sujet de  l’irrespect des associations à l’égard des agents EDF n’engagent que lui, et que comme la population, les associations reconnaissent la manière de servir et le dévouement des agents.

Le Préfet indique que l’Europe ne va pas décider du GALSI, que l’Etat a pris des contacts avec les gouvernements, que Jean Louis BORLOO a des contacts réguliers. Il remercie pour la transmission de la réponse Européenne sur laquelle il remarque que la France est citée, ce qu’elle n’a pas contesté, et que ceci indique sa volonté. 

Quant à la participation financière de l’Europe il fait remarquer que 120 M€ ne représentent que 4 % du coût total du gazoduc  3 milliards d’€.

Le Préfet répond qu’il ne perd pas de temps, et qu’il en gagne en recours à venir.

Antoine OTTAVI, Maire de Bastelicaccia, s’interroge sur l’urgence à retenir un site alors que le type de centrale n’est pas fixé, et fait part d’engagements pris par EDF lors d’une réunion à PARIS dont il ne retrouve pas le contenu dans la situation actuelle.

Le Directeur Régional d’EDF, lui répond que c’est à lui et a personne  d’autre qu’il faut demander des réponses ! Il précise qu’EDF est un acheteur de gaz et pas un opérateur gazier, convient qu’il n’y a pas de moteur propre, que tout le monde pollue, qu’EDF à toujours respecté la règlementation et qu’il ne comprend pas la posture des associations qui laisse perdurer l’émission de 100 000 tonnes de CO2 par an. Quant au taux de taux de soufre à 1 % à la centrale de Lucciana, il affirme «  c’est un mensonge, M. ANTONIOTTI »

Jean Nicolas ANTONIOTTI : "c’est dans la presse du jour, et c’est un de vos agents qui le dit."

Le Directeur Régional d’EDF poursuit en indiquant le coût de la conversion 30 M€ et la durée pour un site d’un an.

François-Xavier MARCHIONI, au directeur d’EDF : j’ai l’impression d’être à l’école, vous distribuez les bons et les mauvais points ! Vous  avez évoqué la posture de la population, des associations, mais celle des élus ? Il y a une enquête publique alors qu’on est encore dans les « Si » et qu’on s’interroge encore récemment dans des réunions sur la réalité des moteurs propres et du fioul environnemental.

Alors M le Directeur, je vous pose la question : le fioul lourd qui sera utilisé à Lucciana dans la nouvelle centrale pendant la période intermédiaire est-il dangereux pour la population ?

Le Directeur Régional d’EDF : répond dans la généralité.( NDLR : la réponse à la question ne vient pas.)

Jean Pierre LETEURTOIS, Monsieur GALSI : Revient sur les conclusions du rapport GRT gaz, indique que ses conclusions définitives sont pour décembre 2009, que les Italiens envisagent de décider en été 2010 pour un mise en gaz en 2015-2016. Il indique que GRT Gaz est le transporteur gazier français. Sur le coût du raccordement terrestre que GRT Gaz sait réaliser, environ 420 M€, 5 ans de travaux, reste la question du financement, évoque quatre pistes, dont le financement par les collectivités locales.  Puis il annonce un surcoût annuel par rapport au fioul lourd de 40 M€, et s’interroge également sur le financement de ce surcoût.

Il indique par exemple que la partie de gaz utilisée pour la production électrique pourrait bénéficier de la péréquation, alors que la partie consacrée aux autres besoins en serait exclue.

Le Président de l’Assemblée s’interroge sur le prix de la molécule de gaz par rapport à celle de fioul lourd, et remarque que d’autres éléments, minorants pour le calcul, comme la suppression des sphères de gaz, doivent être pris en compte.

Le Préfet intervient pour indiquer que le surcoût n’est pas une nouveauté et qu’il y a une volonté de l’Etat pour raisons environnementales et de Développement Durable, de la prendre en considération. Il précise que la boite à outils financiers existe.

Antoine MANDRICHI estime que les nouvelles informations de Jean Pierre LETEURTOIS imposent une nouvelle réflexion des politiques, et qu’à ces conditions, le gaz est peut être moins intéressant que le fioul.

Il ajoute : « les joutes écologistes ça revient cher, et comme nous sommes pauvres….. »

Philippe GRANDJU CFE-CGC indique que le gaz devient compétitif au regard des éléments considérés, et affirme qu’à partir d’une prévisible évolution de 10 $ du baril de pétrole, tout l’intérêt du GALSI se manifeste sachant que la rentabilité d’un gazoduc doit s’apprécier au moins sur 30 à 40 ans.

François-Xavier MARCHIONI, au directeur d’EDF : repose la question de la dangerosité du  fioul lourd qui sera utilisé à Lucciana dans la nouvelle centrale pendant la période intermédiaire.

Le Directeur Régional d’EDF répond qu’il n’y a pas de différence d’émissions polluantes entre le fioul léger et le fioul lourd, et qu’EDF opère en fonction de la réglementation. ( NDLR : la réponse à la question ne vient toujours pas.)

Une Conseillère Territoriale s’interroge sur l’étude qui avait été réalisée par l'ADEC et qui indiquait l’intérêt économique de la solution gaz.

Le Président de l’Assemblée lui indique qu’il s’agissait d’une étude de l’ADEME et propose à Alexis MILANO, délégué régional de l’ADEME d’en parler.

Alexis MILANO, évoque une étude générale de 100 000 €.

Fin des débats vers 17h15

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