Assistaient également à l’entretien, Le secrétaire général de la Préfecture, le directeur de la DRIRE et un membre que je suppose de l’administration préfectoral, mais dont je n’ai malheureusement pas pris la précaution de noter le titre.

Comme nous l’avions annoncé au secrétariat du Préfet, nous venions lui remettre les documents d’études en notre possession, pour répondre à sa demande formulée lors de la réunion du 24 septembre 2009 à Sarrola Carcopino. Lors de cette réunion, le Préfet intervenant pour déterminer le site d’implantation de la future centrale thermique de la Corse du Sud, avait présenté :

             un plan A : une centrale alimentée au gaz naturel si le gazoduc GALSI était réalisé.

           un plan B : une centrale alimentée au fioul lourd si le gazoduc GALSI n’était pas réalisé, ou tardivement réalisé.

 

Devant le refus d’une centrale au fioul lourd nettement exprimé par la population, le Préfet a  accepté de surseoir au choix d’implantation de la future centrale, et d’examiner les propositions de nos associations :

 

           un plan A : une centrale alimentée au gaz naturel si le gazoduc GALSI était réalisé.

          un plan B : une centrale alimentée au gaz naturel liquéfié, GNL, à partir d’une micro-chaîne GNL alimentée par méthaniers, si le gazoduc GALSI n’était pas réalisé, ou tardivement réalisé.

 

Nous lui avons donc remis, conformément à la proposition formulée par le Député Européen François ALFONSI  l’étude réalisée par EDF pour la centrale dont la construction avait été prévue dans le Fium’orbu et votée par la CTC en 1992, sur la base d’une alimentation au gaz de pétrole liquéfié, GPL.

 

Nous lui avons également remis la partie relative à l’alimentation des centrales de Corse au gaz nature d’une étude réalisée par le bureau d’études IED, à la demande du CE d’EDF. Cette étude, réalisée en 2006 décrit l’intérêt du gaz naturel pour la Corse, des plans A et B identiques à ceux proposés par les associations, et propose un tableau comparatif du coût de réalisation de chacun des plans.

 

Au cours des échanges concernant l’étude IED, ont été soulignés d’une part,  les avantages du stockage réduit permis par le GNL, qui est du gaz naturel dont le volume est réduit 600 fois par abaissement de température à – 163 °C, et la relative sécurité du GNL qui n’est pas explosif à l’état liquide et seulement inflammable en cas de fuite et de retour à l’état gazeux. Autre avantage que nous n’avons pas pensé à évoquer lors de l’entretien,  le gaz naturel est plus léger que les autres gaz, il n’a pas tendance à se maintenir au niveau du sol en cas de fuite et se dissipe rapidement en altitude.

 

 

Nous avons indiqué avoir pris contact avec GDF pour obtenir plus d’informations sur les micro-chaînes GNL et les conditions de sécurité autour de ces installations. Nous avons souligné que nous ne souhaitions pas attendre l’après période électorale pour avancer sur le plan B avec du GNL. Nous avons également présenté TOTAL comme un acteur gazier significatif, ce que le directeur de la DRIRE a confirmé.  La préfecture, à partir de ces échanges, devrait pouvoir lancer ses propres réflexions.

 

Concernant la remise des conclusions de l’ingénieur LETEURTROIS sur la faisabilité économique, le Préfet nous a indiqué que les travaux avançaient et qu’il n’était pas inquiet pour les possibilités de financement du raccordement de la Corse, si la réalisation du  gazoduc GALSI était signée.  Nous lui avons fait état de l’absence de contacts de la France au siège du consortium GALSI à Milan. Le Préfet nous a assuré que des contacts, dont la presse à fait état, entre le Ministre BORLOO et son homologue Italien avaient été établis.

 

Nous avons également longuement échangé sur les possibilités énergétiques que les stations de transfert d’énergie par pompage, les STEP pourraient offrir  à la Corse, des différentes études connues, des interlocuteurs potentiels, et même d’un opérateur intéressé.

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Profitant de la présence du directeur de la DRIRE nous lui avons demandé de bien vouloir nous remettre les documents, demandés auparavant par courrier, relatifs à l’auto-surveillance 2008 et 2009 de la centrale thermique de Lucciana. Le Préfet de Région à autorisé le directeur de la DRIRE à nous les remettre après consultation du Préfet de Haute-Corse, le directeur de la DRIRE nous ayant précisé que les frais de port nous seraient présentés.

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D’autres documents, concernant notamment les réserves exprimées par la DSS en 2005 quant aux phases transitoires non prescrites dans les VLE, et les rapports de l'inspecteur des installations classées parus depuis 2005 devront être demandés à la CADA.  

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Un conseil énergétique se tiendrait le 30 octobre 2009.

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Fin de la réunion vers 18h. Nous avons remercié le Préfet et les autres interlocuteurs pour leur accueil.