Réunir plusieurs centaines de personnes sur le cours Grandval  à 17h un lundi soir du mois de juin n’était pas un pari gagné d’avance.

Compte tenu des problèmes de circulation et de stationnement qui empoisonnent la cité impériale, il n’était pas évident de déplacer la population rurale qui assiste fidèlement à nos assemblées dans les communes de la vallée de la Gravona.

Nous avons eu la bonne surprise de constater que notre rassemblement attirait une autre frange de la population, plus urbaine.

L’information commence donc à passer même en ville où la population commence à être sensible à notre message. A noter aussi la présence remarquée de quelques courageuses militantes venues de loin. De Rogliano et de Ponte-Leccia. L’engagement féminin est remarquable et exemplaire dans tous les combats pour l’avenir de la Corse.

Dans la foule on notait aussi la présence des élus qui nous accompagnent depuis le début de notre action, mais aussi de quelques nouveaux et bienvenus soutiens. Les représentants du Parti Socialiste et du Parti Communiste nous confirmaient leur soutien respectif.

Après un discours prononcé, au nom des 28 organisations participantes, par le Président de l’association A SENTINELLA, Dominique LANFRANCHI, et l'intervention du Député Européen François ALFONSI, une délégation franchissait les grilles de l’Assemblée de Corse pour rencontrer le Président de l’Executif, et le Président de l’Assemblée.

Nous étions venus pour demander à l’Assemblée de Corse de rédiger et de voter à l’unanimité une motion à l’adresse du chef de l’Etat pour que celui-ci engage formellement la France dans le raccordement de la Corse au gazoduc GALSI, et sur la base d’un planning précis permettant la mise en gaz simultanée de la Corse et de l’Italie.

Information nouvelle qui ne nous avait pas été communiquée lors de la dernière visite de Monsieur GALSI, un projet de tracé maritime, d’un surcoût estimé à 120 M€, aurait été établi suite à la demande des associations relayée par le Préfet de Région lors de la PPI de février 2009 à Paris.

Le Président de l’Exécutif nous assurait que ce surcoût n’apparaissait pas rédibitoire, mais que pour autant aucune solution n’était pour l’heure privilégiée, et que la solution terrestre était jugée tout à fait réalisable et sans difficultés majeures d’après les spécialistes.

Tour à tour chacun des membres de la délégation argumentait pour réussir à convaincre les Présidents qu’il n’était pas inutile, bien que l’Assemblée ait déjà voté le Plan Energétique Corse, qu’elle s’adresse à l’Etat de façon solennelle pour lui demander de matérialiser enfin sa volonté de raccorder la Corse au GALSI.

Le Président de l’Assemblée nous faisait alors part d’une annonce « au plus haut niveau de l’Etat » d’ici 3 mois, le temps de finaliser la réflexion.

Puis après une période d’incompréhension sur la terminologie employée (échéancier, planning) le Président de l’Exécutif acceptait d’adjoindre à la motion notre demande d’établissement d’un planning précis de réalisation des études et travaux de la desserte Corse.

Ce planning permettant, sans préjuger de la réalisation effective de la partie Algéro-Italienne du GALSI, d’établir le délai de réalisation du tronçon de gazoduc spécifique au raccordement de la Corse à partir du  piquage terrestre qui serait prévu à Olbia en Sardaigne.

A peu près une heure de discussion donc pour obtenir satisfaction sur une demande que nous avions déjà formulé à plusieurs reprises depuis février 2008, pour un vote solennel et unanime dont la nécessité, pour la population, était une évidence.

La rédaction et le vote de la motion devaient intervenir, dans la foulée, à la reprise des travaux de l'Assemblée.


Era Ora !

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