Le 15 juin 2006, c’était donc le Padduc  Day.  

La montagne a accouché d’une souris. Au prix d’une énième manœuvre, tel un deus ex machina, le tandem de choc a transformé le divin nectar d’hier, en subtil poison pour demain.

Tout en jetant les ayatollahs verts à la curée.  Pouvait-il en être autrement ?

Non, car l’échec vient principalement de la démonstration, par les associations, des travers de ce plan, et d’autres qu’il était censé confirmer. Comme le Plan Energétique Corse de 2005, et ses centrales au fioul lourd. Si le PADDUC a été passé aux rayons X, c’est les associations qui s'y sont collées. Comme en avaient ricané certains d’entre eux, personne, selon eux et même pas eux ne l’avait lu ce document. Et c’est bien la peur de la sanction suprême qui a fait reculer ces superbes narquois.

«Nous, nous avons la légitimité, On bosse là dedans » nous avait craché au visage une des 51, ou plutôt une des 22.     "Nous ne sommes pas en cogestion!" disait un autre.

Comme si la vox populi, après avoir été sollicitée en campagne, après avoir servi dans l’urne, était jusqu’à la fin du mandat, délégitimée et condamnée à se taire. Puis recommencer à être sollicitée, resservir dans l’urne, et se taire encore.

Les associations ont acquis une légitimité, en « bossant » au dehors, auprès de la population, en l’informant patiemment,  malgré des accès aux médias déséquilibrés.  En lisant simplement ce PADDUC. Alors que ceux qui avaient été élus pour le faire, n'avaient visiblement pas participé à sa rédaction, et se gaussaient même de ne pas le connaitre, tout en envisageant de le faire voter.

Les futurs compétiteurs (trices)  se souviendront-ils(elles)  de cette petite leçon d’humilité ?

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