Une dérogation Européenne  aurait permis à EDF continuer à tourner 10 ans malgré la loi VOYNET de 1996.

La loi du 30.12.1996 est en fait dite loi LEPAGE (Corinne LEPAGE, alors ministre d’Alain JUPPE).  Et c’est en fait suite à l’arrêté ministériel (bien français) du 11/08/1999 qu’EDF a présenté une demande de dérogation au Ministre de l’Environnement  de l’époque (Dominique VOYNET) sur l’application des nouveaux seuils de rejets jusqu’au 31.12. 2010.  Dérogation accordée par le conseil supérieur des installations classées le 05/10/2000. C’est  donc  le préfet  de Corse de l’époque qui a repris cette dérogation dans son arrêté du 04/12/2000.

« EDF a fait de réels efforts en utilisant notamment un carburant à zéro teneur en soufre ».  Même erreur que le magazine TERRA CORSA n°25, émanant probablement de la même source.  Pour avoir échangé épistolairement sur le taux de soufre du fioul lourd utilisé au Vazzio, avec le préfet de région, ARIA LINDA précise que le taux de soufre n’est pas nul, et qu’il se situe actuellement en dessous de 0,4%. (Le fioul lourd utilisé à LUCCIANA est de teneur supérieure en soufre)

Les 6 moteurs du Vazzio sont en fait au nombre de 7.

« Ils ne tournent généralement qu’un seul à la fois ». ARIA LINDA dispose de plusieurs photos, certes moins journalistiques que celle qui s’étale de la page 62 à la page 63 du magazine CORSICA de juin 2009 qui contient cet article.  Et de relevés d’auto surveillance qui invalident cette affirmation.

Pas plus tard que ce matin à 6h21, un des deux moteurs (cheminée de droite sur la photo) est en phase de démarrage. On peut ainsi comparer la "dispersion" du panache lors de cette phase "transitoire" non comptabilisée dans les Valeurs Limite d'Emissions : 

L’auteur nous indique : « du côté de la SNCM, la règlementation est respectée » alors que le directeur de Qualit’air, cité quelques lignes plus haut, n’a pu obtenir de réponse des autorités compétentes (préfecture maritime) sur la réglementation applicable aux émissions des navires?

Photo du 19 mai 2009 dans l'après-midi:


Ajaccio, Bastia, et la centrale de Lucciana seraient, selon l’article, pour le directeur de Qualit’air Corse, « les points noirs ». Paradoxal, alors que le PADDUC qualifie la qualité de l’air à Ajaccio et à Bastia de bonne. (Le PADDUC ne s’intéresse d’ailleurs qu’à ces deux villes  et néglige le reste de la Corse, et sa population)

Pour finir le directeur de Qualit’air Corse évoque son indépendance personnelle, à côté d’une insertion qui précise le financement, et la composition du *Conseil d'Administration de Qualit’air Corse, en observant que les associations environnementales ont du mal à le comprendre. Mais qu’avec de la pédagogie, ça s’arrangera.

Et le rédacteur de rebondir sur des *autorités compétentes peu enclines à la transparence de  l’information.

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Est-ce donc là, quelques jours après que nous ayons interrogé le directeur de Qualit’air Corse sur la pollution d’un navire à quai le 19 mai 2009 à Ajaccio, sa réponse par voie de presse interposée ?

Ou une réponse à l’absence d’amélioration de la qualité de l’air à Ajaccio alors que l’usine du Vazzio, dont les 7 moteurs ont été démarrés et arrêtés 2500 fois en 2008, était arrêtée quelques jours en mai 2009 suite à un incendie?

Et comme assez classiquement dans la communication officielle sur la qualité de l’air en Corse : la pollution viendrait d’ailleurs, et des voitures qui seraient plus nombreuses à Ajaccio au m² qu’à Paris!

Toujours pas de registre des cancers en Corse, idem pour l’impact de l’accident nucléaire de Tchernobyl.   Pas vu, pas pris ! 

 

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