Association Aria linda

mardi 30 juin 2009

Rassemblement pro GALSI du 29 juin 2009 : Le principe d'une motion enfin accepté. Era Ora !

Réunir plusieurs centaines de personnes sur le cours Grandval  à 17h un lundi soir du mois de juin n’était pas un pari gagné d’avance.

Compte tenu des problèmes de circulation et de stationnement qui empoisonnent la cité impériale, il n’était pas évident de déplacer la population rurale qui assiste fidèlement à nos assemblées dans les communes de la vallée de la Gravona.

Nous avons eu la bonne surprise de constater que notre rassemblement attirait une autre frange de la population, plus urbaine.

L’information commence donc à passer même en ville où la population commence à être sensible à notre message. A noter aussi la présence remarquée de quelques courageuses militantes venues de loin. De Rogliano et de Ponte-Leccia. L’engagement féminin est remarquable et exemplaire dans tous les combats pour l’avenir de la Corse.

Dans la foule on notait aussi la présence des élus qui nous accompagnent depuis le début de notre action, mais aussi de quelques nouveaux et bienvenus soutiens. Les représentants du Parti Socialiste et du Parti Communiste nous confirmaient leur soutien respectif.

Après un discours prononcé, au nom des 28 organisations participantes, par le Président de l’association A SENTINELLA, Dominique LANFRANCHI, et l'intervention du Député Européen François ALFONSI, une délégation franchissait les grilles de l’Assemblée de Corse pour rencontrer le Président de l’Executif, et le Président de l’Assemblée.

Nous étions venus pour demander à l’Assemblée de Corse de rédiger et de voter à l’unanimité une motion à l’adresse du chef de l’Etat pour que celui-ci engage formellement la France dans le raccordement de la Corse au gazoduc GALSI, et sur la base d’un planning précis permettant la mise en gaz simultanée de la Corse et de l’Italie.

Information nouvelle qui ne nous avait pas été communiquée lors de la dernière visite de Monsieur GALSI, un projet de tracé maritime, d’un surcoût estimé à 120 M€, aurait été établi suite à la demande des associations relayée par le Préfet de Région lors de la PPI de février 2009 à Paris.

Le Président de l’Exécutif nous assurait que ce surcoût n’apparaissait pas rédibitoire, mais que pour autant aucune solution n’était pour l’heure privilégiée, et que la solution terrestre était jugée tout à fait réalisable et sans difficultés majeures d’après les spécialistes.

Tour à tour chacun des membres de la délégation argumentait pour réussir à convaincre les Présidents qu’il n’était pas inutile, bien que l’Assemblée ait déjà voté le Plan Energétique Corse, qu’elle s’adresse à l’Etat de façon solennelle pour lui demander de matérialiser enfin sa volonté de raccorder la Corse au GALSI.

Le Président de l’Assemblée nous faisait alors part d’une annonce « au plus haut niveau de l’Etat » d’ici 3 mois, le temps de finaliser la réflexion.

Puis après une période d’incompréhension sur la terminologie employée (échéancier, planning) le Président de l’Exécutif acceptait d’adjoindre à la motion notre demande d’établissement d’un planning précis de réalisation des études et travaux de la desserte Corse.

Ce planning permettant, sans préjuger de la réalisation effective de la partie Algéro-Italienne du GALSI, d’établir le délai de réalisation du tronçon de gazoduc spécifique au raccordement de la Corse à partir du  piquage terrestre qui serait prévu à Olbia en Sardaigne.

A peu près une heure de discussion donc pour obtenir satisfaction sur une demande que nous avions déjà formulé à plusieurs reprises depuis février 2008, pour un vote solennel et unanime dont la nécessité, pour la population, était une évidence.

La rédaction et le vote de la motion devaient intervenir, dans la foulée, à la reprise des travaux de l'Assemblée.


Era Ora !

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lundi 29 juin 2009

L? argent des ZNI n?a pas d?odeur!

Avec l’emprunt qu’elle a lancé le 17 juin 2009 auprès des particuliers,  EDF espérait  récolter 1 milliard d'euro. Coup double pour la SA avec un pactole de près de 2 milliards d’euro déjà comptabilisé alors qu’il reste encore près de deux semaines pour y souscrire.

La seule campagne de pub aurait déjà coûté quelques 10 millions d’euro, alors que seulement 9 millions d’euro ont été consacrés en 2008 à la recherche et au développement pour améliorer la production des EnR !

Soit environ 9 % du budget recherche de l’opérateur qui y consacre par ailleurs 28 % pour le nucléaire. Presque personne ne s’y trompe, cette manne servira à financer les 2 EPR, et à ranimer une trésorerie allégée par l’achat de British Energy en 2008 pour 15 milliards d’euro.

EDF qui n’a pas instauré de limites géographiques à sa collecte, fait donc appel au bas de laine des insulaires. Et du coup EDF ne regarde plus la Corse comme la *ZNI, abandonnée à sa filiale SEI et à sa prédilection pour les centrales thermiques au fioul lourd. (*petit réseau électrique isolé et zone non interconnectée).

L’ argent des ZNI n’a donc pas d’odeur!

La part d’emprunt collectée sur notre île va-t-elle uniquement servir à financer des installations nucléaires dont nous ne bénéficierons pas ?

Nos politiques locaux seraient bien avisés de revendiquer une rétrocession de la manne au profit du raccordement de la Corse au gazoduc GALSI. !

Ce serait ça pour la Corse :

« Oser le geste économiquecitoyen »

 

Cette démarche éco-citoyenne pourrait également s'appliquer aux navires. Aujourd'hui Radio Alta-Frequenza revient sur la pollution du 19 mai 2009 à Ajaccio.

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L'ampoule à 1 ? qui cache la forêt.

La nouvelle action conjointe de communication de la CTC et d’EDF, sur fond de très controversée ampoule à 1 €, fait appel à la voix innocente d’un enfant pour demander :

Qu’est ce qu’on peut faire pour la nature en Corse ?

Les chargés de com qui ont validé cette interrogation auraient pu très logiquement y adjoindre la sage réponse d’un grand-père qui vit en Corse. Un Grand-père qui a déjà subi les 27 ans de pollution de l'actuelle centrale du Vazzio à des niveaux 4 fois supérieurs à ceux autorisés sur le continent grâce à une discrimatoire dérogation appliquée à la Corse. Un Grand-père qui continue de repirer des taux de polluants bien supérieurs aux recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé et qui répondrait:

Il faut mettre fin à la pollution très cancérigène

des centrales thermiques au fioul lourd !

Curieusement,  EDF cherche à nous imposer un démarrage de la centrale de Lucciana au fioul lourd ? Admettons, comme essaye de nous le faire admettre EDF qu’on démarre cette centrale au fioul lourd.

il faudra utiliser des moteurs disposant de caractéristiques techniques spécifiques à ce combustible et réaliser l’investissement adéquat pour tout les moyens périphériques ce qui  impose un amortissement sur 30 ans.

Et deux à trois ans plus tard, lorsque les travaux de raccordement de la Corse au gazoduc GALSI seront achevés, il faudra préalablement avoir converti les moteurs pour qu’ils puissent fonctionner immédiatement au gaz naturel. Outre l’arrêt de la production le temps d’opérer la lourde transformation, cela occasionera un surcoût de 30 M€. Qui pourrait croire que l'actionnariat investira deux fois au même endroit?

Pour faire un geste pour la nature Corse, il faut polluer moins pour produire notre électricité.

C’est possible en utilisant du gaz naturel en lieu et place du très polluant fioul lourd dans nos futures centrales thermiques, et les faire fonctionner dès leur mise avec ce combustible beaucoup moins polluant. Il faut raccorder la Corse au gazoduc GALSI.


Passons au gaz naturel !

Notre Santé et Notre Environnement le valent bien.

 

Rassemblement pour le

raccordement de la Corse

au gazoduc  GALSI


Ce soir 29 juin 2009 à 17 h


devant l'Assemblée de Corse

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vendredi 26 juin 2009

CONSEIL ENERGETIQUE du 25 juin 2009 ---- CONFERENCE de PRESSE du 26 juin 2009.

CONSEIL ENERGETIQUE  du 25 juin 2009 :

Pour y avoir assisté (sous mandat syndical FO) j’ai pu intervenir au cours de la séance qui concernait la charte du photovoltaïque, et la gestion des files d’attente.

Rien de nouveau dans l’exposé de la situation de la part ENR. Sur une capacité de 80 MW, il resterait  40 MW disponibles pour les futurs projets qui représenteraient un potentiel de 350 à 450 MW. Autant dire que seulement 10 % des projets connus pourront être retenus, et que la détermination de ceux qui le seront a imposé à la Collectivité, outre la charte du photovoltaïque, à élaborer une grille de critères pour aider à la décision, et gérer la file d’attente.

Sans s’étendre sur le bien fondé des quelques 40 critères proposés, proposant notamment de fixer la capacité des projets entre 1 et 4,5 MW,  l’un d’eux à retenu notre attention :

Le Président de l’Université de Corté, interrogeant le responsable de l’ADEC, sur la situation du projet Myrthe qui devrait être inférieur à 0,9 *MW, recevait la réponse suivante :

L’électricité  tirée des Energies Renouvelables (éolien, photovoltaïque) est considérée comme fatale (aléatoire) tant qu’elle ne peut être stockée.  Le projet Myrthe consistant à stocker l’énergie (pile à combustible) n’entre donc pas dans le quota  des énergies fatales.

Demandant la parole, j’ai reformulé  la précédente définition pour faire remarquer qu’un dispositif photovoltaïque couplé à une STEP (Station de Transfert d’Energie par Pompage) était capable de stocker de l’énergie, et échapperait donc au quota de 30 % d’énergie fatale par rapport à la puissance installée.

Le responsable de l’ADEC, a qui nous avions déjà présenté l’alternative STEP au cours d’une précédente réunion, me répond que cela n’était pas à l’ordre du jour, et que rien de sérieux n’était à l’étude actuellement.

Nadine NIVAGGIONI  rebondit en exigeant une réponse sérieuse sur un sujet sérieux et capable d’augmenter la part d’électricité produite plus proprement.

Le directeur adjoint de l’EDF prend alors la parole pour affirmer que les STEP n’auraient qu’un rendement de 70 %, et que cela n’augmenterait pas la puissance installée.

J’ai repris la parole pour préciser que les rendements actuels des STEP sont plus voisins de 80 à 85 % que de 70, et qu’effectivement, si  les STEP n’augmentent pas la puissance installée, elles sont actuellement les seuls moyens de stocker de l’énergie en grande quantité et qu’elles augmentent le productible de ouvrages hydroélectriques existants.

Ces propos ne devraient pas rester sans suite.....

* Idem par exemple pour des installations photovoltaïques < 0,9 MW,  comme celles situées sur des toits d’immeubles

 

 

CONFERENCE de PRESSE du 26 juin 2009.


Mobilisés par une actualité assez chargée en évènements dramatiques (1 accident grave, et un homicide) Corse-Matin, France 3 et RCFM n’ont pu dégager des moyens prévus pour assister à notre conférence de presse.

Seule Radio Alta Frequenza assistait donc à notre exposé de la situation plutôt floue du raccordement de la Corse au GALSI, et à notre appel à la mobilisation pour le rassemblement du 29 juin 2009 à Ajaccio. L’objectif étant, au cours du rassemblement, de rencontrer le Président de l’Exécutif afin de lui remettre une motion demandant notamment à l’Etat de mener sans tarder toutes les démarches nécessaires au raccordement de la Corse au gazoduc. Motion qui serait (enfin) rapidement soumise à un vote solennel de l’Assemblée, dont tous les groupes se sont séparément déclarés favorables au raccordement de la Corse au gazoduc, et adressée au chef de l’Etat.

Faute d’une volonté affirmée de l’Etat qui tarde à se manifester, le planning d’exécution des différentes phases du raccordement de la Corse, permettant une mise en service simultanée à celui tronçon Algérie-Italie, risque d’être plus que compromis.

En effet, depuis la récente venue de M GALSI, rien n’a filtré du point d’étape sur l’avancement du dossier du raccordement de la Corse au gazoduc. Rien, sauf une brève annonce sur RCFM dont la teneur ressemblait à s’y méprendre à l’annonce faite par M GALSI en janvier 2009. Rien quI ne ressemble à un commencement de réponse à la demande d’étude d’un tracé entièrement maritime formulée par Monsieur le Préfet de Région lors de la réunion sur la PPI gaz de février 2009 à Paris.

Rien donc de satisfaisant.

Ne souhaitant pas prêter l’oreille aux hypothèses les plus farfelues engendrées par l’absence de communication envers la population, nous avons dès le lendemain matin de la visite de M. GALSI demandé audience à Monsieur le Préfet de Région, ou plutôt à son secrétariat. L’après-midi  du même jour, il nous était demandé de repréciser nos sources et de ne pas écouter les bruits. Relance du secrétariat le 24 juin, toujours pour obtenir le même rdv. Le secrétariat nous rappelle le 26 juin  pour que nous lui rappelions  l’objet de notre demande, et nos sources !

Monsieur le Préfet de Région nous ayant assuré de son intention de tenir les associations au courant de l’évolution de la situation dès le mois de mai, nous en sommes réduits à penser que la situation n’évolue pas, et qu’il nous faut amplifier nos actions.

Le raccordement de la Corse au gazoduc GALSI continue de rassembler !

Le Rassemblement pour le raccordement de la Corse au gazoduc GALSI compte trois partenaires de plus.

26 juin 2006, 26 logos réunis!

Une association de défense de l'environnement, U Polpu, et deux partis politiques Le Parti Radical et Corsica Libera portent à 26 le nombre des organisations déterminées à obtenir le raccordement de la Corse au gazoduc GALSI.


Merci à ceux de leurs représentants et militants qui, a titre individuel, accompagnent notre action depuis son origine d'avoir sur convaincre plus largement au sein de leur propre organisation.


Rassemblement pour le raccordement de la Corse

au gazoduc GALSI
le 29 juin 2009 à 17 h
devant l'Assemblée de Corse



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mercredi 24 juin 2009

Grenelle de la Mer et pollution des navires à quai : un petit pas ?

La phase de consultation régionale du Grenelle de la Mer sur les propositions formulées par les groupes de travail nationaux a eu lieu hier 23 juin 2009 au palais des congrès à Ajaccio.

Il s’agissait de prendre connaissance des propositions nationales, d'en ajouter ou de leur donner une couleur locale.

L’atelier n°1 traitant de « La délicate rencontre entre la terre et la mer », le représentant syndical de Force Ouvrière, JN ANTONIOTTI a soulevé le problème de la pollution des navires à quai, illustrée notamment par celle du 19 mai 2009 à Ajaccio. Le groupe était présidé par M. J POLVERINI président de l’Office de l’Environnement et rapporté par M. P  VAGNER  directeur de la DREAL.

Puis ce représentant syndical a fait remarquer qu’il était impossible de trouver une autorité compétente pour apporter des réponses aux nuisances des navires à quai. Ni du côté de la chambre de commerce, ni du côté de la capitainerie, ni du côté du préfet maritime. Un agent de la DRAM nous a confirmé que le centre de sécurité des navires était basé à Marseille.

Notre représentant syndical a alors formulé une proposition consistant à demander le raccordement des navires à quai aux réseaux terrestres (électricité notamment).  Cette proposition a été adoptée par le groupe. Le maire de Bastia, Emile ZUCARELLI en ayant souligné l’intérêt, tant pour les pollutions atmosphériques que pour les pollutions sonores.

La discussion avec un représentant de l’autorité maritime a permis de confirmer que les autorités concessionnaires et gestionnaires des ports sont tout à fait légitimes pour imposer des conditions d’accueil des navires compatibles avec le respect de la population.

Dans l’après midi cette proposition, notée n°3, ainsi que les autres déclinaisons locales du Grenelle de la Mer, a été présentée en séance plénière et approuvée:



Raccorder les bateaux à quai (bateaux de croisière, ferries,...) aux réseaux divers (électrique, eaux usées,...) afin d'éviter les pollutions (atmosphériques, sonores,...) Ce point est à intégrer au cahier des charges des concessions.


Il nous reste donc à la mettre en application au niveau local, avec des interlocuteurs bien locaux, et avec le soutien des populations Ajacciennes et ……..Bastiaises

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lundi 22 juin 2009

J'irais bien refaire un tour du côté de Lucciana.........

Lucciana où nous sommes allés  avec Dumè LANFRANCHI, samedi 20 juin 2009, fêter l’élection du député Européen François ALFONSI nous paraissait une commune doucement endormie à l’ombre des nuages de sa très rémunératrice centrale polluante au fioul lourd.

Nous paraissait, car notre avis a depuis samedi un peu changé. Nous avons pu, au cours de la soirée rencontrer plusieurs personnalités locales plutôt opposées au projet Lucciana Bis. D’autant que la nouvelle centrale au fioul lourd verra sa capacité de production doubler, et qu’en passant de 60 MW à 120 MW, sa capacité de nuisance aussi va doubler pour atteindre celle du Vazzio.

Visiblement les gens que nous avons rencontrés, à la mesure de la réaction sudiste contre le Vazzio, ont pris conscience du danger qui les menace.......

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samedi 20 juin 2009

Qualité de l'Air : Ne parlons pas de ce qui fâche !

A la une de la Corse Votre Hedbo n° 514, la photo assez  bucolique d’un de nos villages, d’où s’envole la fumée d’un feu de paille de potager. Et en gros titre :  « La pollution sous surveillance »

Pages 5 et 6, un deuxième gros titre martèle : « L’air que nous respirons sous haute surveillance ».  A bien le lire, ce titre prête à confusion : respirerions-nous sous haute surveillance ?

Intro-historique, puis déclinaison des missions fixées à l’association agrée et indépendante : mesure de la qualité de l’air sur l’ensemble d’une région, exploitation des résultats, Informations des citoyens et des autorités.

Déclinaison des moyens : 5 stations fixes dans la région d’Ajaccio, 4 dans la région Bastiaise, 1 station mobile pour toute l’île.

Déclinaison des 4 polluants mesurés, de leurs incidences sur la santé, en particulier pour les individus fragiles, les personnes âgées et les enfants.  Le trafic automobile serait le principal responsable des émissions locales et la pollution particulaire viendrait majoritairement d’ailleurs.

La qualité de l’air serait plutôt bonne à Ajaccio et à Bastia.

________

Certains de nos adhérents, et  des téléspectateurs  qui avaient suivi l’émission INSEME du mardi 16 mai,  se sont émus de cet article.  Alors il faut leur dire clairement comme aux autres citoyens de cette île :

Tout ce qui est dit dans cet article est rigoureusement exact,

mais pour être rigoureusement exact, tout n’est pas dit dans cet article.

 

Si l’article parle de la surveillance des microparticules, il ne précise pas que seules les PM 10 sont suivies, mais en peu d’endroits.  Les PM 2,5, les plus nocives ne font l’objet d’aucune surveillance.

Cet article n’évoque pas de conséquences fatales pour la santé.  Un rapport de l’AFSSET affirme en pourtant que pour des concentrations de microparticules de 50 µgr/m3, l’excès de mortalité est de 8,95 %. Le rapport de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail  paru en mars 2009, commandé par le Ministère de la Santé et celui de l’Ecologie en 2007, serait-il volontairement alarmiste ? 

Depuis plusieurs années, le Docteur Sauveur MERLENGHI essaye d’alerter en disant la même chose : la mortalité aggravée du fait du Vazzio serait de 7 à 9 %.

En Corse à 50 µgr/m3, la qualité de l’air est dite bonne, et de qualité 4. Pourtant l’OMS recommande de ne pas dépasser 10 µgr/m3, car il n’existe pas de seuil en dessous duquel aucune conséquence pour la santé ne serait observée.

Mais l’Association agrée s’astreint à la règlementation Française qui est de 40 µgr/m3 et, en travaillant sur des moyennes annuelles, n’arriverait qu’à 23 µgr/m3 sur Ajaccio et 16 µgr/m3.

Comme l’avait affirmé le PADDUC : La qualité est plutôt bonne à Ajaccio et à Bastia.

Que penser de la surveillance en dehors de ces deux villes ?

La pollution émise par un navire le 19 mai 2009 nous ayant amené à réagir, cet article semble y répondre du tac au tac, au moins aux yeux de l’opinion publique. Dommage que parlant des émissions des industriels, les HAP émis par les centrales à enrobé aient été oubliées, ainsi que les émissions des avions qui impactent lourdement la qualité de l’air. 



Bonne à Ajaccio la qualité de l’air ? Qu’en penser alors que la pollution du 19, très remarquée par la population n’a pas été remarquée par le dispositif de surveillance ?


L’arrêt des moteurs du Vazzio suite à l’incendie du 7 mai 2009 n’a pas amélioré la qualité de l’air pendant les jours qui ont suivi. Le dispositif de surveillance ne remarque donc rien alors qu’on supprime totalement  l’impact quotidien des 7 démarrages et arrêts moteur quotidiens (2500/an en 2008). 


Un peu de cécité ? Non les émissions gazeuses sont majoritairement poussées vers la vallée de la Gravona.  S’y engouffrent  donc les émissions du Vazzio, des centrales à enrobé, des avions qui évoluent sur Campo del’Oro, du trafic routier, des pollutions importées évoquée par l’association agrée et des fumeurs ! Les capteurs y fonctionnent ils bien ?

Voici ce qu’on peu lire sur le site de l’association agrée pour la campagne 2007/2008, pour les communes d'Afa et de Bastelicaccia :

"Analyseur PM10 non opérationnel à cette période"

http://www.qualitaircorse.com/documents/etudes/rapport+annexes.pdf

    

Si nous avons des doutes quant au dispositif de mesure de la qualité de l’Air, nous n’en avons plus sur la qualité de la communication de l'association agrée.

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vendredi 19 juin 2009

Rassemblement du 29 juin 2009 : profitons de la liberté d'expression avant de la perdre.

La presse a relaté la conférence de presse que nous avons organisée le 17 juin pour appeler au :

Rassemblement pour le raccordement de la Corse
au gazoduc GALSI
le 29 juin 2009 à 17 h

devant l'Assemblée de Corse


Plusieurs médias, dont Corse Matin s'en sont fait l'écho.


Il nous faut profiter de la liberté qu'il nous reste avant que la future loi de programmation militaire adoptée en 1ère Lecture à l'Assemblée Nationale ne nous en prive.    http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0299.asp

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mercredi 17 juin 2009

Rassemblement du 29 juin 2009 : la conférence de Presse du 17 juin 2009 : l'affiche.

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INSEME nous a donné la parole

 

Luc MONDOLONI et toute l’équipe technique de France 3 nous ont accueillis hier sur France 3  Corse dans INSEME, un espace de démocratie qui nous a permis de nous adresser à un large public.

Ce qui nous a permis de nous débarrasser du costume d’ayatollahs verts dont nous avaient bien vite affublés, les tenants de l’ordre établi dans le seul but de nous discréditer aux yeux de l’opinion publique.

Nous avons pu montrer à un plus large public, que loin d’être des adeptes nostalgiques du retour à la bougie, nous avions formulé à nos détracteurs des propositions plus novatrices, et plus réalistes que celles qu’ils ont couchées dans le Plan Energétique Corse de 2005. Et que nous étions loin de pouvoir accepter, pour la santé de la population, mais aussi pour le respect de ses capacités intellectuelles, des notions aussi aberrantes que les moteurs propres au fioul lourd, prétendument votées avec l’acceptabilité de la population.  Pour revoir ISEME :

 http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafMKUB.html



 GALSI

Rassemblement pour le raccordement

de la Corse au gaz naturel

 

 le 29 juin 2009 à 17h

devant l’Assemblée de Corse.

 

 Il nous a ainsi été permis d’expliquer...........

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mardi 16 juin 2009

Le PD est passé mais les Pb restent!

Le 15 juin 2006, c’était donc le Padduc  Day.  

La montagne a accouché d’une souris. Au prix d’une énième manœuvre, tel un deus ex machina, le tandem de choc a transformé le divin nectar d’hier, en subtil poison pour demain.

Tout en jetant les ayatollahs verts à la curée.  Pouvait-il en être autrement ?

Non, car l’échec vient principalement de la démonstration, par les associations, des travers de ce plan, et d’autres qu’il était censé confirmer. Comme le Plan Energétique Corse de 2005, et ses centrales au fioul lourd. Si le PADDUC a été passé aux rayons X, c’est les associations qui s'y sont collées. Comme en avaient ricané certains d’entre eux, personne, selon eux et même pas eux ne l’avait lu ce document. Et c’est bien la peur de la sanction suprême qui a fait reculer ces superbes narquois.

«Nous, nous avons la légitimité, On bosse là dedans » nous avait craché au visage une des 51, ou plutôt une des 22.     "Nous ne sommes pas en cogestion!" disait un autre.

Comme si la vox populi, après avoir été sollicitée en campagne, après avoir servi dans l’urne, était jusqu’à la fin du mandat, délégitimée et condamnée à se taire. Puis recommencer à être sollicitée, resservir dans l’urne, et se taire encore.

Les associations ont acquis une légitimité, en « bossant » au dehors, auprès de la population, en l’informant patiemment,  malgré des accès aux médias déséquilibrés.  En lisant simplement ce PADDUC. Alors que ceux qui avaient été élus pour le faire, n'avaient visiblement pas participé à sa rédaction, et se gaussaient même de ne pas le connaitre, tout en envisageant de le faire voter.

Les futurs compétiteurs (trices)  se souviendront-ils(elles)  de cette petite leçon d’humilité ?

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samedi 13 juin 2009

Début de semaine riche pour les ayatollahs verts

 Lundi 15 juin 2009, les conseillers territoriaux seront à nouveau réunis pour deux jours au chevet du PADDUC.

Car le post maturé est déjà grabataire, en dépit des quelques amendements génétiques que ces concepteurs ont apporté in utéro à sa plastique. D’après 29 des 51 obstétriciens, pour la 2eme fois, l’enfant se présenterait mal.

On murmure même qu’en l’Etat, il ne serait plus viable.

Bien évidemment nous assisterons à la session.  (ARIA LINDA a formulé une demande d'invitation auprès du secrétariat du Président DE ROCCA SERRA)

Ce même jour, dans l’après midi, nous avons une réunion de travail en vue de l'organisation de la manifestation pro GALSI que nous avons programmé pour la fin du mois.

Mardi 16 Juin 2009, nous quitterons encore les bancs de l'Assemblée de Corse pour échanger avec Jean Luc MONDOLONI qui nous donnera la parole, sur France 3 Corse, dans son émission INSEME.

Puis nous regagnerons rapidement la session pour en connaitre le dénouement.

Il y n’est pas idiot de penser que le Président de l’Assemblée puisse conduire les débats de manière à obtenir un report de vote plutôt que d’essuyer un revers.  Priver la prochaine mandature du bénéfice politique d’un vote sanction, et …..lui refiler la patate chaude !

Les ayatollahs verts ne vont pas manquer de suivre le débat éthique entre Thanatos et son frère Hypnos

Mercredi 17 juin 2009 à 10h30, A SENTINELLA et ARIA LINDA donneront une conférence de presse au palais des congrès d'Ajaccio. Présence en Corse de Jean Pierre LETEURTROIS, alias Monsieur GALSI,  dont la venue, annoncée pour le 15, aurait  été différée pour cause de session.

Pour ARIA LINDA ce report semble assez significatif de l’attention que Paris accorde au vote du PADDUC, et à la teneur du message que Monsieur GALSI sera autorisé à délivrer.

Si au plan national, la poussée d’EUROPE  ECOLOGIE, et au plan local l’élection du Député Européen François ALFONSI devaient avoir une traduction immédiate, ce pourrait bien être le raccordement de la Corse au gazoduc GALSI.

Jeudi 18 juin 2009 : On a dit « début de semaine », alors on digère déjà ça !

jeudi 11 juin 2009

Qualité de l'air : Information ? Ou des informations ?

 qui tue qui

Gros titre très people à la une d'un magazine.

Un lecteur assidu des infos diffusées par ARIA LINDA, nous signale très vite que ce magazine contient un article traitant de la qualité de l'air, et s'interroge sur un éventuel lien avec le gros titre.

Voici le résultat de notre lecture de cet article paru à la rubrique Environnement:

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dimanche 7 juin 2009

Pollutions émises par les navires à  quai : Il y a-t-il des autorités compétentes?

Les Ajacciens se souviennent encore de la pollution émise par un navire à quai le 19 mai 2009. Il nous fallait en savoir plus sur le droit à polluer.

Le 3 juin 2009, nous avions rendez vous avec des représentants de la CCI au sujet des nuisances sonores et de la pollution de l'air générée par les navires à quai. Au vu des réponses obtenues, nous n'avions visiblement pas à faire aux bons interlocuteurs, puisque la police du port est assurée par la capitainerie du port. Compte rendu ci-après.

Lors de notre contact avec le Directeur de Qualit'air Corse, celui-ci nous avait indiqué avoir sollicité en vain le Préfet Maritime pour obtenir la règlementation applicable en la matière. le Directeur de Qualit'air Corse envisageait de s'adresser au Préfet de Région pour disposer de cette règlementation.
 
Le 5 juin 2009, nous avons donc adressé par mail une demande de rendez-vous à la capitainerie du port.

Nos observateurs auraient observé, depuis notre entrevue avec la CCI, une notable réduction des émissions visibles. Si ils ne se trompent pas, et que les capteurs sont fiables et bien situés, la qualité de l'air aurait du s'améliorer.

C'est également ce qu'aurait du faire apparaître l'arrêt des moteurs de la centrale du Vazzio suite à l'incendie. La centrale, étant équipée du même type de moteurs, est alimentée, tout comme les bateaux, au fioul lourd. Donc même émission de microparticules cancérigènes.


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vendredi 5 juin 2009

Raccordement de la Corse au gazoduc GALSI: Il va falloir monter en pression.

Une réunion des organisations signataires du Manifeste pour le raccordement de la Corse au gazoduc GALSI le 4 juin 2009, à Bastelicaccia, a permis de faire le point sur :

- La fiabilité de la mesure de la qualité de l’air en Corse.

- La nécessité de bannir définitivement l’usage du fioul lourd pour les centrales thermiques de Corse.

- L’intérêt sanitaire, environnemental et économique du gaz naturel.

- L’état d’avancement de la partie Algéro-Italienne du GALSI.

- L’état d’avancement du dossier de raccordement de la Corse au gazoduc GALSI

 

Et de définir les conditions de mise en œuvre d’une action publique au cours de la seconde quinzaine du mois de juin 2009.

 

Sans détailler les échanges, il faut retenir :

Le sentiment unanime des participants sur la nécessité d’envoyer un message fort à la représentation politique.   Alors que les Algériens et les Italiens viennent de confirmer la réalisation du gazoduc GALSI et le début des travaux en 2010, il est impératif que l’Etat prenne officiellement et instamment contact avec les responsables Italiens et Algériens engagés dans la réalisation du gazoduc, pour formaliser la réalisation de la desserte de la Corse en gaz naturel.

Une manifestation est donc prévue pour la seconde quinzaine du mois de juin 2009. Les contacts avec les représentants du syndicat CGT d’EDF, empêchés d’assister à la réunion par un mouvement de grève, permettent d’envisager leur participation à cette action en faveur du raccordement de la Corse au gazoduc.

 

La venue de Jean Pierre LETEURTROIS, alias Monsieur GALSI le 15 juin 2009 à Ajaccio.

Pierre CHAUBON, rencontré par Philippe GRANDJU, lui a fait part de son soutien et de l’adhésion du groupe Corse Sociale Démocrate au Manifeste GALSI.

 Les journalistes reporters Eliane PARIGI et Jean Charles CHATARD (Le scandale de l’amiante – La Corse radioactive) ont enregistré les échanges en vue de la réalisation d’un sujet de 52 minutes sur l’énergie en Corse et plus particulièrement sur le volet thermique.

La presse locale, conviée, n’était pas représentée malgré diverses sollicitations. Les participants ont également observé que la lettre ouverte récemment adressée au Président de la République n’avait fait l’objet d’aucune parution ou restitution médiatique.

 

A SENTINELLA et ARIA LINDA remercient les élus présents, et ceux excusés, pour la fidélité de leur soutien et leur présence aux moments décisifs, les syndicalistes présents (et absents) pour le travail de fond qu’ils mènent chaque jour, et particulièrement ceux qui ont à convaincre au sein d’EDF, les associations présentes (et absentes) pour leur capacité à susciter et dynamiser le débat public et à faire évoluer la société.

Merci également aux journalistes présents, et à ceux qui essayent de faire connaître, et donc reconnaître, l’utilité de notre action.

 

Les  organisations signataires du manifeste représentées :

 

VIA PROGRESSISTA : Carolina CASIMIRI

U LEVANTE :   Jean Pierre DUCOUSSO, Geneviève SOBREPERE

Collectif Contre l’Incinérateur Corse : Marie-Dominique LOYE, Colette CASTAGNOLI

Syndicat Force Ouvrière : Paul GIACOMONI, Secrétaire Départemental UD

Syndicat CFDT : Jean Marc ETIENNE

Syndicat CFE-CGC : Philippe GRANDJU

Conseiller Territorial, Conseiller Général : Jean Louis LUCIANI,  PRG

Conseiller Général, Maire : Alexandre SARROLA, DVG

Conseiller Territorial, Conseiller Municipal : Jean BIANCUCCI, Chjama Naziunale

Association LE GARDE : Jean BRINGOLET

Association A SENTINELLA : Dominique LANFRANCHI avec le conseil d’administration.

Collectif ARIA LINDA : Jean Nicolas ANTONIOTTI

PNC : Nadine NIVAGGIONI,  Conseillère Territoriale, retenue par la campagne des élections Européennes nous a assuré de l’adhésion du PNC aux actions à l’ordre du jour.

STC : Jean-Robert MIGNUCCI qui n’a pas se libérer d’obligations à Porto Vecchio.

 

jeudi 4 juin 2009

Energie en Corse : monopole et mise en concurrence : deux poids, deux mesures !

EDF, toujours en situation de monopole en Corse, lance un emprunt auprès des particuliers pour :

 

les associer au financement de son engagement,

en tant que 1er investisseur industriel en France,

dans le développement des énergies sans CO2 et,

dans la sécurisation de l’approvisionnement énergétique.

 

L’annonce parue dans notre Corse Matin en pleine page précise :

 

SOUSCRIRE A CET EMPRUNT, C’EST INVESTIR

DANS UNE ENTREPRISE QUI INVESTIT

 

Et nous donne rdv dès le 17 juin 2006 dans notre agence bancaire.

 

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Il est quand même intéressant de remarquer qu’avec l’achat de BRITISH ENERGY en 2008, pour la coquette somme de 14.8 milliards d’euros, EDF doit également être un des gros investisseurs industriels outre manche. Ceci explique peut être cela.

 

L’actionnaire majoritaire d’EDF étant l’Etat, c’est donc indirectement ce dernier qui sollicite le bas de laine des particuliers. 

 

Le particulier Corse sera-t-il également rémunéré

à hauteur de 11 % pour ses capitaux investis ?

 

On se souvient en effet que dans ses conclusions, le rapporteur LETEURTROIS en 2005, constatait que personne et encore moins EDF ne pourrait être intéressé pour investir en Corse alors que les conditions de rémunération n’étaient que de…….. 5,5 % !

 

Mais s’il s’agissait  « d’assurer leur sécurisation de l’approvisionnement énergétique  » en les raccordant au GALSI, les insulaires pourraient avoir des raisons d’y voir enfin une volonté d’investissement local.

 

5.5 % x 2 = 11 %

 

 

D’un autre côté, le ton est à la grogne à cause d’un projet ENR (13.5 millions d’€) qui serait porté par la communauté d’agglomération de BASTIA et l’école nationale des arts et métiers..

 

L’Université de Corse, par la bouche de son Président, estime cette concurrence inutile et non conforme à la délibération de l’Assemblée de Corse qui avait prévu de lui faire valider et partager le projet. Encore un engagement non respecté?

 

 

Deux poids, deux mesures !

lundi 1 juin 2009

Un Algérien, un Italien ont parlé du GALSI......et la France?

Le ministre algérien de l'Energie et des mines,  Chakib KHELIL,  a annoncé hier à Alger que les travaux de construction du gazoduc Galsi qui va relier l'Algérie à l'Italie démarreront en 2010.

De son côté, le ministre italien du Développement Claudio SCAJOLA, a précisé que la possibilité d'une extension du projet Galsi vers la Corse a été "évoquée récemment par la France".

Mais quelle est donc réellement la position de la France que l'on aimerait entendre de la bouche même de son numéro 1?

Il répondra peut-être à la lettre ouverte que nous lui avons adressée :


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