Association Aria linda

mercredi 29 avril 2009

Paradoxal! La CGT est favorable au démarrage des nouvelles centrales thermiques "à moteurs propres" au fioul lourd.

L’INVITATU sur France 3 Corse,  le 28 avril 2009, pour parler de la journée que la CGT a consacré au GALSI au palais des congrès à Ajaccio, est un de ses permanents :

 Selon les syndicalistes Italiens présents à cette journée, la réalisation du GALSI ne semble plus faire l’objet de doutes. Les travaux démarreraient  fin 2009 et le gazoduc  serait opérationnel en Italie en mai 2012.

Selon l’étude réalisée par GRT gaz (qui coûterait 2 M€) le coût du raccordement de la Corse s’élèverait à 450 M€. (Comparaison intéressante : le tronçon principal, bien plus long, ne coûterait que 3 Milliards d’€)

La CGT qui a mené ce combat depuis 20 ans, a la certitude que le gazoduc se fera, et  entend mettre la pression sur les élus pour qu’ils sollicitent le gouvernement afin d’obtenir le raccordement de la Corse, qui selon elle, résulte plus d’une décision politique que d’un arbitrage financier. Les politiques sont frileux, ils doivent interpeller l’Etat.

« La Corse n’a pas le droit d’être exclue …….. de ce développement économique social et humain »

En fin la question est reposée : Qui va payer ?

_______

 

Dans le discours rien de nouveau. La position consensuelle sur le Galsi semble réaffirmée.

Alors nécessité de cette grand-messe devant une assemblée apriori acquise ?

Donner quelques coups de griffes aux associations, en leur absence, bien qu’elles aient écrit au secrétaire départemental de la CGT pour lui dire qu’elles souhaitaient être présentes ?

Ou plutôt cette petite phrase prononcée sur France 3 Corse par un autre permanent : Si le client n’existe pas,  le tuyau n’existera pas qui met fin à l’apparence consensuelle du discours.

Affirmation paradoxale !  Les centrales devraient donc, selon la CGT, commencer par exister au fioul lourd pour offrir une perspective incitant EDF à réinvestir ultérieurement en Corse.

Faisons simplement nos comptes, comme les font surement les actionnaires:

Cette aventure financière engagerait EDF et d’éventuels partenaires, sous l’œil de la CRE garante du bon usage de la CSPE,  à financer une installation complète au fioul lourd, puis, avant d’avoir atteint la durée prévisible de l’amortissement prévu pour ce type d’investissement (25 à 30 ans) à réinjecter le surcoût d’une conversion des moteurs propres au gaz et d’un raccordement au Galsi.

Ne nous leurrons pas ! La SA EDF qui n’est pas une société a vocation philanthropique, n’y aura aucun intérêt.

D’autant que nos voisins de Sardaigne seront en mesure de nous vendre une électricité produite au gaz naturel moins polluante et moins chère que la notre. Ils auront à leur disposition les câbles, dont l’augmentation de capacité vient d’être votée, qui seront  encore plus disponibles pour continuer à concurrencer notre production au fioul lourd.  

Force est de constater que l’utilisation des câbles en base en lieu et place des moyens thermiques est déjà pratiquée. C’est ce que montrent les 2500 démarrages et arrêts moteurs comptabilisés en 2008 qui sont significatifs d’une utilisation en semi base des centrales.

Alors, qu’adviendra-t-il  des promesses tenues par la direction d’EDF aux syndicats sur la pérennité des emplois insulaires lorsque l’île voisine sera capable de fournir encore davantage d’électricité en base ?

Un jeune cadre de la direction rejoint la réunion dans l’après midi. Il n’est semble-t-il pas prié, comme le sont les représentants d’autres syndicats autorisés à assister à la réunion,  de quitter la salle au moment des débats et du vote de la motion.

 Dans l’assemblée, les agents qui nous disent partager notre incrédulité sur l'obligation d'un démarrage au fioul lourd, et avoir « eux aussi des enfants qui respirent » ne se sont pas exprimés.

La santé est encore passée à la trappe. 


Nous avons, avec les autres formations syndicales de l'entreprise, des associations, des partis politiques lancé un manifeste pour refuser le démarrage au fioul lourd souhaité par EDF, repris et cautionné par la nouvelle rédaction du PADDUC.

mardi 28 avril 2009

Le MANIFESTE en faveur du raccordement au GALSI : débuts prometteurs.

Aujourd'hui, les opposants aux centrales au fioul lourd ont une échéance à ne pas rater.

Alors que coté Italo-Algérien le projet GALSI va bientôt être signé, une décision "croche-pied" devrait intervenir au niveau national pour rendre un arbitrage sur le financement (ou non) de la desserte Corse à partir du GALSI. 

Prétextant que ses finances seraient exsangues, l'Etat comparerait le rapport "coût du projet / nombre d'habitants de notre île"  pour tergiverser au profit d'autres projets de coûts similaires dans des régions plus peuplées de l'hexagone.
Ce discours qui est distillé à nos élus de l'Assemblée de Corse, est même relayé par un syndicat de  l'EDF.

Ca les rend très peu réactifs, et ils sont même officiellement favorables à un démarrage au fioul lourd ainsi qu'en témoigne la nouvelle mouture du PADDUC et les récentes déclarations.

Et la population de Corse devrait donc accepter le démarrage des futures centrales au fioul lourd :  L'intérêt financier de l'opérateur avant l'intérêt sanitaire et environnemental de la Corse. 

Nous n'avons pas, comme le prévoit la loi pour les autres citoyens,
le droit à respirer un air qui ne nuise pas à notre santé.
Baccalà per Corsica !

La Corse est bien loin de Grenelle et de son Développement Durable. Nous avons une urgence, il nous faut peser sur cette décision, sur nos élus, sur la décision que le préfet doit prendre quant à l'implantation.

Ce manifeste y contribue.  Rejoignez nous.


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samedi 25 avril 2009

Economie - Investissement - rupture énergétique - emplois : il manque santé dans leur vocabulaire!

Dans notre Corse Matin du mardi 21 avril 2009, le directeur d'EDF communiquait. A deux jours près, son intervention suit celle du secrétaire départemental de la CGT.

M

Nous avons tiré les 2 seuls passages  qui méritent décodage dans son très long article. Nous les avons mis en gras et ajouté notre commentaire:

M

 Le site de LUCCIANA sera l’un des plus important :

M

Aujourd’hui c’est Ajaccio qui est le site le plus important. C'est pour ça qu’il n’y a d’opposition à la centrale au fioul lourd que dans le sud. La population y connaît trop bien la capacité de nuisance d’un site de 120 MW.

M

Demain, Lucciana sera équipée des Vazzio Bis, et troquera ses actuels 60 MW (sous utilisés), contre 120 MW (utilisés plein pot) constitués des chimériques moteurs propres de 120 MW .

M

Quand ces monstres se mettront à vomir leur microparticules PM 10, PM 2,5, leurs cancérigènes HAP, bref leur pollution, le réveil sera pénible pour les riverains de la centrale.

M

Quand on pense que la CTC, après avoir voté en 2005 pour des moteurs "propres",  a en plus voté en 2008 le financement de travaux à la centrale de Lucciana pour le compte d'EDF, société privée.


Avec des crédits du PEI, 50 % Etat + 50 % CTC. Heureusement, en février 2009 le Préfet à annulé cette  décision.

M

 Le GALSI est rentré en phase active....La détermination d’un modèle économique qui garantisse aux parties prenantes leurs investissements demeure un élément incontournable de l’aboutissement du projet:

M

Ohé l'Etat!        Ohé la CTC! 

M

M

Il va falloir mettre la main à la poche (PEI) si vous voulez le raccordement au GALSI que vous avez voté dans votre plan énergétique de 2005.


Jouez dans votre cour si ça vous amuse, mais Nous, nous respectons notre PPI (Programmation Pluriannuelle des Investissements) qui n'a pas prévu de gaz pour la Corse.  (Tiens, puisqu'on nous parle respect de la PPI,  avait-elle prévu le rachat par EDF de son homologue British Energy surpayé 15,8 Milliards d'euros (pour un vétuste parc nucléaire), ou la construction du 2eme EPR?)

M

Vous aviez prétendu avoir l'acceptabilité de la population pour respirer la pollution du fioul lourd, mais visiblement elle n'est pas d'accord avec votre choix, et elle veut du gaz naturel.

M

Dans ce cas, notre deal avec les moteurs propres au fioul lourd qu'on vous a proposé ne tient plus! Une des parties prenantes c'est nous! Alors:

M

M

- Faut payer  pour la conversion des moteurs qui n'est qu'optionnelle dans notre commande. Vous comprendrez notre souci d'économie.


- Faut nous garantir au moins le maintien des 11% de rémunération des capitaux investis. N'oubliez surtout pas que la crise énergétique de 2005, qui vous a bien fait peur, est survenue alors que nous n'avions que 5,5 % de rémunération.


- Faut que la CRE nous garantisse le même montant de compensation par la CSPE si on passe au gaz,


- Faut nous compenser les pertes que le moindre intérêt du marché du gaz font vont représenter par rapport à notre rémunérateur circuit de trading du fioul lourd,


- Faut aussi nous garantir que ce supplément d'interconnection ne va pas nous faire perdre le monopole que nous confère la ZNI..... on est déjà limite avec la dérogation!

___

 M

Quand la population autour de Lucciana, à son tour,  respirera 2500 phases transitoires, ce sera vraiment un des sites les plus importants pour la pollution. On y fait déjà des petites économies sur la teneur en soufre.

M

Monsieur le Directeur, vous oubliez encore que depuis 30 ans, les parties prenantes ce sont nos organismes, nos poumons, notre environnement. Nos investissements à nous, ce sont nos enfants.

M

C'est le seul élément incontournable de l’aboutissement du projet qui conditionne l'acceptabilité de la population.

 



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jeudi 23 avril 2009

Carton rouge pour les "On bosse la dedans". CGCT: Quand une collectivité est défaillante.........

Nouveau message de notre correspondant anonyme du 22/04/2009 :

Le préfet serait il un fidèle lecteur du site d'Aria Linda ?
Fin février 2009, il a refusé que les travaux de protection de Lucciana soient financés par le PEI.   La CTC doit en débattre et voter demain le rapport.
A+


En 2008, l’Assemblée de Corse a voté le financement de travaux pour le compte d’une société anonyme ( Productions Electriques Insulaires alias EDF ) en faisant intervenir des crédits publics : 50 % Etat + 50% CTC qui auraient été tirés du PEI.…..


Effectivement nous nous étions émus de cette curiosité, et nous avions même conseillé à quelques conseillers de ne pas s'associer au vote des "on bosse là dedans" :

(détail : http://www.arialinda-asso.com/index.php/2008/07/17/59-ctc-centrales-thermiques-incinerateurs-financement-de-pei-par-pei-on-bosse-la-dedans )

Le vote des "on bosse là dedans" pour les moteurs propres au fioul lourd de 2005 aurait du subir le même sort!




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mercredi 22 avril 2009

Une micro chaine GNL pas réalisable en Corse?

Depuis nos premiers échanges sur les centrales thermiques, le Préfet de Région s’est révélé être un interlocuteur compétent, ouvert et disponible.

Dès notre première rencontre,  le Préfet de Région a affirmé sa volonté de faire aboutir le projet de raccordement de la Corse au gazoduc GALSI.  Il nous a montré d’une part qu’il avait une très bonne connaissance du projet, et  d’autre part, qu’il œuvrait véritablement pour sa réussite. 

Toutefois, un Préfet s’appuie les compétences de spécialistes pour éclairer ses décisions et ses prises de paroles.

Tout le monde se souvient des déclarations du préfet LEYRIT en 2007, qui affirmait que les futures centrales seraient 10 fois moins polluantes que le Vazzio à sa mise en service, et 3 fois moins polluantes que l’actuel Vazzio doté de son équipement de dépollution.

Nous savons et avons démontré, depuis plusieurs mois, que cette annonce était totalement erronée en ce qui concerne la réduction des volumes de microparticules PM 10 et PM 2,5 émis par la centrale du Vazzio depuis son origine.  Ainsi que le confirment les études financées par EDF, aucune réduction n’a été apportée à l’émission de ces vecteurs de charges cancérigènes.

Un préfet peut donc être induit en erreur par ses conseils.

Un deuxième exemple, constitué par la rédaction de l’arrêté préfectoral de 2005 en témoigne.  L’arrêté de 2005 a été soumis à la signature du Préfet LEMAS  alors que les services de l’Etat n’avaient pas tenu compte d’une réserve émise par la DSS relative à la prise en compte des phases dites transitoires. Sachant, que pour la seule année 2008, le *nombre de ces phases à dépassé 2500, cette impasse est lourde de conséquences sanitaires. (* significatif du  non respect du fonctionnement en base prévu par le plan énergétique Corse).

Nous avons signalé au Préfet BOUILLON ces deux points, ainsi que plusieurs autres.

C’est ce qui nous rend circonspects sur l'origine de son propos lorsqu’il annonce qu’en l'absence de réalisation du GALSI, les futures centrales de l'île ne pourront probablement pas fonctionner au gaz naturel liquéfié.

Nous disposons en effet d’une part, d’éléments d’une étude réalisée par EDF-GDF en 2006 sur la faisabilité d’une  mini chaine gazière en CORSE à partir de gaz naturel liquéfié. Nous avons d’autre part connaissance d’une étude sur les progrès et la fiabilité des  conditions de sécurisation de tels sites. Nous avons d’ailleurs communiqué cette étude au chargé de l’énergie à l’ADEC.

Il faut bien se rendre compte que le danger représenté par les conditions actuelles du dépotage du fioul lourd à St Joseph, à proximité immédiate d’habitations, est probablement au moins aussi important. N’oublions pas celui toujours représenté par la sphère de Loretto dont l’enfouissement tarde.

Alors, pour éviter de jeter une nouvelle fois le bébé avec l’eau du bain, nous  demandons à Monsieur le Préfet de pouvoir aller jusqu’au bout de la réflexion, avec un autre éclairage. Les informations que nous lui apportons sont sincères ….. et désintéressées.

mardi 21 avril 2009

La position de la CGT d'EDF sur l'Energie à  CUNTRASTU : très fioul lourd, comme le Directeur d'EDF.

Voici notre résumé des propos du secrétaire de la CGT, lors de son CUNTRASTU sur la question de l’énergie :

 

Nous sommes favorables au GALSI, c’est le combat de la CGT et des communistes depuis 20 ans. La CGT sert ce projet sur un plateau.

D’après le Ministère de l’Industrie, tout est fait pour avancer favorablement pour finaliser, mais il faut se méfier de l’arbitrage qui pourrait donner l’attribution de l’outil industriel  à une autre région (française).

A la jonction, il y a un risque de pénurie, de coupure de courant. La jonction doit se faire au fioul (lourd) qui pollue et qu’il faut améliorer.

La CTC doit s’impliquer. Il faut obtenir une réponse avant la fin de l’été sur le projet.

L’arrivée différenciée du gazoduc impose de lancer de la 2eme génération de centrales (encore au fioul lourd).

Le débat sur Bastelicaccia est légitime. Mais le tuyau (gazoduc) ne se justifie que si les 2 centrales sont réalisées car 95 % de son volume sera exclusivement destiné aux centrales.

Chacun doit prendre ses responsabilités:

CTC : si ceux qui sont aux responsabilités se trompent …. il y aura des conséquences : pénurie, suppression d’emploi.

Préfet : Il doit prendre ses responsabilités pour le choix du site.

Réflexions ARIA LINDA :

1)  Il faut réaliser que si le Ministère de l’Industrie devait rendre un arbitrage défavorable au raccordement de la Corse au gazoduc, il n’y aurait définitivement plus d’arrivée différenciée du gazoduc

2)    Il faut aussi réaliser que si on démarre les 2 centrales au fioul lourd, ni le Ministère de l’Industrie qui aura arbitré, ni EDF ne seront motivés pour injecter 40 à 60 M€ supplémentaires dans leur conversion.

 3)  Le discours du représentant de la CGT est une fois de plus calé sur celui de sa direction rencontrée le 10 avril 2009 :

     

 Le Directeur d’EDF nous a parlé de conséquences économiques, de rupture énergétique. C’est nous qui lui avons parlé de conséquences sanitaires, et du maintien de l’emploi.

Le  secrétaire de la CGT nous parle de conséquences : pénurie, suppression d’emploi. Mais lui aussi oublie de nous parler des conséquences sur la santé de la population.

____

Ceux qui sont aux responsabilités ont déjà été trompés : ils ont voté pour des moteurs propres au fioul lourd!

Qui a bien pu les conseiller?

C'est bien un conseiller territorial communiste qui nous avait parlé de l'utilisation de fioul léger qui avait été confirmée par les syndicalistes de l'EDF? C'est enregistré dans le compte rendu des débats.

C'est bien un conseiller territorial communiste qui a voté avec l'UMP pour le rejet de notre motion pro-gaz en session de l'Assemblée de Corse en février 2008?


 

 

lundi 20 avril 2009

Communiqué de presse - l'urgence c'est notre santé - Alerte : fioul lourd demain, fioul lourd toujours.

Voici le communiqué de presse que nous avons adressé aujourd'hui à la presse:


Communiqué de presse ARIA LINDA et A SENTINELLA

 

Les centrales convertibles sont un leurre pour nous convertir au Fioul.

Depuis la rupture énergétique de 2005, la puissance installée en Corse  a été augmentée de 120 MW, soit l’équivalent d’un Vazzio supplémentaire, et l’état de bon entretien de l’actuelle centrale du Vazzio permet d’en différer la fin d’activité en 2015.

Le Préfet peut donc sereinement attendre l’arbitrage sur le raccordement au GALSI afin d’optimiser son choix d’implantation pour la future centrale.

Il n’y a aucun intérêt pour notre santé à remplacer les moteurs du Vazzio par leurs clones au fioul lourd qu’EDF a choisi de commander. Rien ne les différencie de ceux actuellement en service : même combustible, même dépollution, donc même impact cancérigène.

De plus, l’exemple du VAZZIO est révélateur de l’atteinte passée et présente à la santé de la population. Comme le précise l’étude de dispersion de 2006, l’installation des dispositifs de réduction de pollution  n’a apporté aucune réduction des volumes de microparticules cancérigènes PM 10 et PM 2,5.  Les moteurs propres fonctionnant au fioul lourd sont donc un énorme mensonge utilisé par EDF, partagé par l’Assemblée de Corse, et les représentants de l’Etat afin d’abuser la population.

Si le GALSI ne devait pas être réalisé, le plan Energétique Corse que notre Assemblée de Corse votait majoritairement en 2005 en se portant garante de l’acceptabilité de ses choix par la population, équivaudrait à un vote contre la santé publique.

 Les votes de l’Assemblée de Corse semblent n’avoir  d’importance que pour elle-même. Une autre décision de  2005, non respectée, en témoigne : EDF, contrairement aux décisions du plan énergétique n’utilise pas les moteurs des centrales thermiques en base ainsi que le révèlent les 2500 démarrages et arrêts moteurs constatés en 2008. La multiplication illicite de ces « phases transitoires », non  comptabilisées dans les Valeurs Limites d’Emissions décidées par la DRIRE, augmente dangereusement le volume de microparticules émis. 

Pour comble, et malgré le satisfecit  exprimé par l’Office de l’Environnement dans le nouveau PADDUC, la cécité partielle du dispositif de surveillance de la qualité de l’air ne permet  pas d’en révéler la gravité et l’impact.  Reste qu’en l’absence de registre des cancers, les études des trois établissements publics que sont l’ISERM, l’AFSSET, et l’INVS confortent les inquiétudes exprimées et les constats des professionnels de santé insulaires.

N’étant pas adeptes d’un retour à la bougie, nous avons formulé des propositions alternatives qui permettraient à nos décideurs de bannir définitivement un retour au fioul lourd, car il existe plusieurs façons d’installer le Gaz Naturel.

La première de ces propositions, déjà étudiée par EDF, permet d’envisager le démarrage des futures centrales au Gaz Naturel Liquéfié. Les moteurs livrés dans leur version Gaz,  seraient alors réellement raccordables avec le GALSI, ce qui économiserait le surcoût de leur  conversion fioul lourd/gaz naturel.

La seconde de ces propositions, conforme au plan BORLOO de juillet 2008, est de favoriser un recours accru aux ENR, notamment par la mise en place de Stations de Transfert d’Energie par Pompage qui permettaient, sans augmentation de  pollution, d’accroître le productible de nos ouvrages hydroélectriques.

Ne soyons pas à nouveau dupes. La partition pro GALSI jouée par EDF et ses sbires ne servira que de paravent à la construction de centrales au fioul lourd. Leurs promesses de conversion à posteriori ne sont qu’un leurre pour nous convertir durablement au fioul lourd. Dans l’intérêt de la population, la future centrale doit démarrer au gaz.

Le collectif Aria Linda qui vient encore de se renforcer en ayant été rejoint par des organisations syndicales départementales et des partis politiques appelle la population du bassin Ajaccien à un sursaut de conscience salutaire pour faire échec à l’implantation d’une centrale à fioul lourd.

Le collectif organisera prochainement un rassemblement à AJACCIO pour dire non à la centrale au fioul lourd dans le bassin de vie Ajaccien et il appelle par avance toutes celles et ceux qui refusent que leurs enfants aient à subir la pollution cancérigènes émise par les centrales d’EDF, à se mobiliser et à participer massivement à ce rassemblement.

 

vendredi 17 avril 2009

Espionnage: Jadot (ex-Greenpeace) demande la mise en examen d'EDF

D'après un article en ligne sur ORANGE;

L'ex-directeur des campagnes de Greenpeace France Yannick Jadot a déclaré jeudi à l'AFP avoir demandé au juge d'instruction "la mise en examen d'EDF en tant que personne morale" dans le cadre de l'affaire d'espionnage informatique dont l'organisation écologiste aurait été victime.

M. Jadot a été entendu jeudi par le juge d'instruction Thomas Cassuto.

"Nous estimons que ces méthodes d'espionnage ne peuvent être le résultat d'actes isolés", a déclaré M. Jadot, ajoutant: "nous demandons la mise en examen de EDF en tant que personne morale afin d'établir la chaîne de responsabilités".

"Par ailleurs nous demandons à M. (le ministre de l'Ecologie Jean-Louis, NDLR) Borloo la suspension immédiate de Pierre Gadonneix (PDG d'EDF, NDLR). Tout comme le nuage de Tchernobyl ne s'est pas arrêté à nos frontières, nous imaginons mal qu'une telle politique ce soit arrêtée aux portes de la présidence", a-t-il ajouté.

Greenpeace a aussi demandé la suspension de M. Gadonneix.

EDF a suspendu le 10 avril deux hauts responsables de la sécurité du groupe par "mesure de précaution" dans le cadre de l'enquête judiciaire pour espionnage présumé de Greenpeace.

M. Gadonneix, dont le mandat arrive à échéance en novembre, avait déclaré au Monde la semaine dernière être "prêt à continuer" à diriger EDF.

 

 

L'article intégral sur orange : http://actu.orange.fr/Article/mmd--francais--journal_internet--sci/Espionnage-Jadot-ex-Greenpeace-demande-la-mise-en-examen-d-EDF.html

mercredi 15 avril 2009

Ce qui sort de la boite de Pandore.

Après avoir rencontré le 10 avril 2009 le Directeur Régional de l’EDF, ARIA LINDA et A SENTINELLA ont rencontré le 14 avril 2009 deux ingénieurs chargés des questions énergétiques à l’ADEC.

 

L’objectif de cette rencontre, à l’initiative du Président de l’Exécutif et Président de l’ADEC,  était de leur présenter les solutions alternatives GNL et STEP pour qu’ils puissent en évaluer l’intérêt, et lui en faire part.

 

L’un d’eux nous ayant présenté l’ensemble de leur missions, dont notamment la surveillance de la bonne application des décisions du Plan Energétique Corse, nous lui faisons remarquer qu’au moins une des décisions contenues dans la délibération 05/225 votée par l’Assemblée de Corse n’est pas respectée par EDF.

 

C’est ce que montrent les quelques 2500 phases « transitoires » annuelles que nous avons comptabilisées  dans les relevés d’autosurveillance produits par EDF, et qui indiquent que le fonctionnement en base de la centrale du Vazzio n’est pas respecté.

 

Nous découvrons que nos interlocuteurs, tout comme la direction d’EDF ont une parfaite connaissance de cette « liberté » prise avec la commande publique. Ils vont toutefois vérifier la véracité de nos informations puisque nous évoquons des conséquences sanitaires, qu’ils n’avaient, semble-t-il, pas envisagé.

 

Notre tentative d’avoir leur avis scientifique sur la notion de moteur diesel propre au fioul lourd votée en 2005 est très vite boutée en touche. Cette décision politique n’est pas sujette à remise en cause et nos interlocuteurs n’ont d’ailleurs pas contribué à son élaboration.

 

Mais nous sommes surtout là pour plaider pour la prise en compte de notre proposition alternative de mise en place d’une micro chaîne GNL, si le GALSI ne devait pas desservir la Corse, et pour échapper à l’inacceptable retour au fioul lourd.

 

Nous faisons remarquer à nos interlocuteurs que les dispositifs de dépollution des moteurs commandés à MAN étant sensiblement identiques à celles des moteurs du Vazzio actuellement en service, le niveau d’émissions de micro-particules PM 10 et PM 2,5 restera inchangé, sensiblement identique à celui de 1979. C’est vérifiable dans l’étude de dispersion commandée par EDF et réalisée en 2006. La relation micro-particules / cancers étant soulignée par les 3 établissements publics que sont l’INSERM, l’INVS et  l’AFSSET.

 

La combustion du gaz ne dégageant pas de micro-particules, son utilisation rend le volet thermique du PEC moins inacceptable.

 

Et nous sommes aussi là pour proposer de mettre en place des STEP sur les ouvrages hydroélectriques de Corse de manière à pouvoir stocker de l’éolien et du photovoltaïque, tout en augmentant le productible de chaque ouvrage, et en maintenant la capacité hydraulique des barrages. Nous évoquons le plan BORLOO de juillet 2008 sur la relance de la production hydroélectrique française et nous remettons un extrait de ses objectifs. La collectivité ne serait pas tenue par cette directive nationale.  Les gardiens du temple veillent.

 

Sur ces deux propositions l’échange nous a semblé constructif, et ne devrait pas manquer d’alimenter au moins leur prise en compte intellectuelle par le Président. Notre exposé à été complété par une remise de documents. 

M

Dans la presse, une autre pollution:

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samedi 11 avril 2009

Notre rencontre avec le Directeur d'EDF-GDF : ouvert, mais très fioul lourd malgré tout.

Accompagné de son adjoint et de son chargé de communication le Directeur Régional reçoit  les présidents d’A SENTINELLA et d’ARIA LINDA  quelques minutes après  10 h.  Nous lui demandons s’il est nécessaire de lui rappeler qui nous sommes et pourquoi nous sommes là : en tant qu’ opposants à la construction d’une nouvelle centrale au fioul lourd.

Nous lui exposons notre vision de la situation :

D’un côté les articles politiquement corrects qu’on peut lire dans la presse insulaire (TERRA CORSA Janv-fev-mars 2009) qui dans  un article visiblement inspiré dépeint les actuelles et futures centrales comme utilisant un fioul sans soufre. Ce qui  est manifestement faux,  puisque la spécification du marché de la centrale du Vazzio porte toujours sur du fioul LOURD.

Ou, cet autre article d’un journal en ligne, déclinaison de Ouest France, qui évoque une usine MAN à Saint Nazaire, qui va fabriquer des moteurs prétendus « propres » pour la Corse et les DOM alors que cette même commune à sera alimentée par une turbine à gaz à cycle combiné qui a été commandée à General Electric à Belfort,  d’un rendement de 60%.   http://www.enerzine.com/12/6667+ge---une-turbine-a-gaz-pour-la-bretagne+.html    *Nul n’est prophète en son pays !

 

De l’autre côté les propres rapports d’EDF sur la centrale du Vazzio, remontés sur plus de 10 ans, des relevés d’autosurveillance, un rapport de dispersion réalisé en 2006, celui d’impact sanitaire qui s’y réfère, des rapports et des propositions de la DRIRE qui inspirent  des arrêtés préfectoraux, l’annonce du préfet LEYRIT en 2007 qui voulait nous faire croire à une centrale de 2012 «  10 fois moins polluante qu’en 1979, et 3 fois moins qu’actuellement »,  qui ne parviennent pas à dissimuler une réalité : au rendement près, en l’état actuel de la connaissance des diesels, les nouveaux moteurs ne pourront pas être plus propres que les actuels.

Un régime dérogatoire  autorisant des émissions de polluants excédant jusqu'à  4 fois les niveaux nationaux jusqu’en 2005. Aucune réduction des microparticules PM 10 et PM 2,5 toujours émises en quantité préoccupantes depuis la mise en service de la centrale ainsi que l’étude NUMTEC l’énonce clairement. Le non respect de la règle votée par la l’Assemblée de Corse en 2005, à savoir un fonctionnement en base, qui génère un nombre beaucoup plus important de phases transitoires (nombre démarrages et arrêts moteur qui sont les plus polluants) que la normale.

 Le Directeur nous rappelle que sa mission est d'assurer la sécurité énergétique de la Corse, fait appel à notre réalisme et nous fait remarquer que notre argumentation n’a pas évoqué les considérations économiques  qui régissent  le fonctionnement de toute  société. Par parallélisme des formes, nous lui faisons remarquer qu’il n’a pas évoqué les considérations sanitaires et environnementales qui impactent de la matière humaine.

Sur l'utilisation des centrales thermiques, Le Directeur concède que les moteurs sont utilisés en semi-base.  Lors de l’entrevue, nous ne  développons par  les raisons de ces choix, mais nous savons  qu’ils sont liés à un savant calcul de valorisation du KWh et d’obligations contractuelles envers nos voisins Italiens. Ces paramètres conduisent  EDF, qui se comporte avant tout en bon gestionnaire financier, à préférer assurer la base à partir des câbles et de faire ensuite appel aux centrales ou autres éléments de production.

Le hic, c’est que ces trop nombreuses  phases transitoires, ne sont pas, contre l’avis de la DSS en 2005 comptabilisées avec les autres émissions. Pourtant si elles étaient additionnées aux phases dites stabilisées les VLE seraient très largement dépassées.

Nous évoquons la possibilité de recourir au GNL pour éviter, dans l’éventualité où le GALSI ne devait pas desservir la Corse, d’être condamnés  à accepter le fioul lourd. Le Directeur évoque une complexité de mise en œuvre, des coûts élevés…… et évoque la solution GPL.  Mais au risque de le décevoir, nous lui indiquons que nous avons une bonne mémoire du  vote par l’assemblée de Corse d’une centrale au GPL dans le Fium’orbu qui n’a jamais vu le jour, et une bonne connaissance de l’essor et des bien meilleures potentialités du GNL.  Nous lui indiquons que nous avons connaissance d'une étude réalisée en 2006 par EDF qui conclut déjà à l’intérêt du GNL en Corse.  Le directeur utilise alors le terme de  mini-chaîne gazière. Visiblement nous devons avoir sensiblement les mêmes lectures ! 

Le Directeur rappelle que la décision ne peut-être différée sans risque de compromettre la sécurité de la fourniture, compte tenu de l'age de la centrale du Vazzio. De source interne, cette centrale pourrait tenir jusqu'en 2015. (elle ne serait alors guère plus vieille que celle de Lucciana ne l'est déjà aujourd'hui)


Nous évoquons successivement la non compétence de la Collectivité pour les moyens de production d’une puissance supérieure à 8 MW, et le choix du site qui sera bientôt proposé par le Préfet de Région. Même si la Collectivité en a demandé à l’Etat d’en faire la proposition, c’est bien la seule décision qui est clairement de sa compétence.  L’orientation fioul lourd, qui est soutenue par EDF, semble être la plus écoutée pour l’implantation de la future centrale thermique, mais présente un inconvénient : celui de ne pas se révéler optimale pour une alimentation au gaz naturel, tiré du GALSI, ou d’un mini terminal méthanier.

Nous demandons au Directeur de nous communiquer les éléments  techniques du contrat qui nous permettraient, bien que nous ne soyons absolument spécialistes comme nos interlocuteurs, de nous faire une idée sur la réalité de l’adéquation à la notion de « centrale à moteurs propres …… conçus pour être convertibles au gaz naturel…… raccordable sur le gazoduc». Cette définition  est celle de la commande publique contenue dans la délibération 05/225 votée par l’Assemblée de Corse en novembre 2005. Le Directeur accepte l’idée de nous remettre des éléments.

A la fin de l’entretien, le Directeur ne l’ayant pas encore abordé, nous lui faisant remarquer qu’étant nous même syndicalistes, nous avons également à l’esprit la dimension sociale et l’objectif de maintien des emplois existants.  A priori, à partir de l’exemple de Martigues qui évolue vers des turbines à gaz, qui seront ensuite transformées en cycles combinés,  il semble que l’évolution des technologies n’est pas plus réductrice d’emplois dans le cas du gaz naturel qu’elle ne le sera probablement dans le cas de nouvelles centrales  au fioul lourd dont la gestion optimisée est vantée dans les flatteurs  articles qu’on diffuse du côté de St Nazaire.

D’ailleurs, à la question « Pouvez vous nous indiquer un endroit dans le monde un endroit où fonctionne déjà ce type de moteur diesel propre fabriqué par MAN ? » aucun de nos interlocuteurs n’a pu répondre.

L’entretien, très cordial, aura duré un peu plus d’une heure. 

 

* Si nul n’est prophète en son pays, visiblement  nul peut l’être en Corse.

vendredi 10 avril 2009

Ile de la Réunion : Zone Non Idiote

La Réunion, ainsi que la Corse, fait partie des Zones Non Interconnectées à Production Electriques Insulaires, alias EDF, et donc réduites à un statut plus que réducteur.

Pourtant cette région fait preuve d'une volonté d'innovation à faire pâlir d'envie une partie de nos 51 Conseillers Territoriaux. Une partie seulement.... Ces Iliens de l'Océan Indien, eux, savent innover, proposer, expérimenter.

Ca semble être l'avis de notre correspondant anonyme, toujours très actif. (Il nous avait d'ailleurs déjà signalé la compétence des élus de la Réunion en matière de négociation du tarif de rachat de l'électricté produite à partir de la bégasse). Voici le commentaire et la PJ qu'il nous a adressé:

"Il est des régions qui, au lieu de subir et de tout gober,  prennent leur destin en main.
A quand une agence régionale Corse innovante, ambitieuse etc........
A+"

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jeudi 9 avril 2009

Espionnage du Réseau "Sortir du nucléaire" par EDF

C’est ce que révèle Philippe BROUSSE, directeur du réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 840 associations, dans un communiqué de presse du 8 avril 2009.

 Les « anti-fioul-lourd » d'ARIA LINDA  qui œuvrent  pour  « SORTIR du FIOUL LOURD » auraient-ils droit à autant d’intérêt ?

L’article de Philipe BROUSSE, Réseau "Sortir du nucléaire" et les articles du Canard Enchainé sur le sujet…..

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dimanche 5 avril 2009

L'INVS, l'AFSSET, et l'INSERM sont-ils alarmistes?

Le premier volet de l’émission  les Médicales, la nouvelle émission de Via Stella, est entièrement consacrée au cancer. Invités : François EISINGER, cancérologue à l’Institut PAOLI CALMETTES à MARSEILLE, Sauveur VERSINI, gynécologue, chef de service à l’hôpital d’AJACCIO et Charles FINIDORI, Président du Comité de lutte contre le cancer de Corse du Sud.

http://corse.france3.fr/emissions/52893045-fr.php

Petit résumé:

Bien que la Corse ne dispose pas toujours pas de registre du cancer, ni d'enquête épidémiologique, les invités ont pu indiquer que le nombre de cas de cancers aurait doublé en 25 ans, et que notre région ne ferait pas l’objet d’une spécificité en matière de surmortalité par rapport au sud de la France.

De plus, selon l’un des médecins, leur nombre n’aurait augmenté que du fait d’une meilleure connaissance grâce au dépistage.

Sur le principe de précaution, le spécialiste à estimé, s’agissant des risques liés à l’utilisation des portables, qu’il fallait qu’il soit utile, mais pas envahissant.

Puis l’émission à abordé un autre point très sensible : faut-il annoncer le cancer ? Deux réponses possibles selon les  invités «  Il ne faut pas tout dire » ou « il ne faut pas dire la vérité ».

La présentation de l’émission sur le site de France3 avait planté le décor : « au-delà d’une lecture alarmiste des chiffres ……………….. nous tenterons de faire évoluer l’image du cancer et sa perception qui restent toujours aussi dramatiques »

Mais quel est le rôle des trois établissements publics?   .......  lire la suite

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samedi 4 avril 2009

"Nouveau" PADDUC : Morue ou Baccalà?

Dans une vidéo sur le site de france3, sous le titre "le nouveau PADDUC",  le Président de l'Exécutif présente le "nouveau" document :

Un énième « petit » trait d’esprit  du Président de l’Office de l’Environnement  « ….. Ça veut dire que personne ne l’avait lu ce PADDUC ».  Un boomerang, juste avant que le Président de l’Exécutif ne nous gratifie de sa présentation :   

 « Il a été reprécisé,  redéfini …. le mot résidentielle y a été remplacé, par présentielle »

-          reprécisé :  analyse : le texte initial était précis, le nouveau l’est beaucoup plus.

-          redéfini :  le texte initial contenait des définitions, on les a reformulées.

-          Illustration : résidentielle => présentielle, mais le Président de l’Exécutif ajoute aussitôt que le sens en est le même.

A quoi ont donc servi les 200 amendements ?

On peut vendre la morue sous plusieurs étiquettes mais  l’odeur reste la même.  Baccalà per Corsica.

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b20a_1920

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jeudi 2 avril 2009

Le PADDUC nouveau est arrivé !

Selon la version de votre logiciel, l’ouverture de chacun des documents qui sont assez lourds pourra prendre plusieurs minutes. Alors un peu de patience, on a déjà attendu 4 ans !

L'ensemble de la nouvelle mouture est disponible sous les 3 dossiers et la carte suivants :

- L'amendement,
- Le texte du PADDUC de mars 2009
- Le schéma de mise en valeur de la mer
- La carte des principales protections relatives aux espaces

Cliquez sur "Lire la suite" pour consulter l'intégralité des documents, puis cliquez sur la flêche grise dans le coin supérieur droit pour mettre en pleine page.

"Bonne lecture"

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mercredi 1 avril 2009

Col�¨re du Pr�©sident de l'Ex�©cutif: poisson d'avril ? "Nouveau" PADDUC : un non �©v�©nement pour l'�©nergie!

Le « coup de gueule » du Président de l’Exécutif sur ALTA FREQUENZA contre le peu de motivation suscitée par la semaine du développement durable ressemblerait presque à un bon poisson d’avril.

Pourtant le sujet préoccupe trop la population pour qu’elle accepte son indignation feinte

C’est bien plus que démagogique de la part d’un Président qui sait  :

Depuis plus d’un an que la population et les associations ne veulent plus des centrales au fioul, et lui demandent d’insister auprès du Président de la République, qui était alors Président  de l’UE, pour que la France exprime enfin sa volonté de raccorder la Corse au GALSI.

Qu’il a lui même publiquement annoncé en avril 2008 qu’il était ouvert à toutes les propositions.

Que les associations proposent de palier l’éventuelle absence de GALSI par un recours à l’utilisation du GNL pour que les futures centrales soient, dans toute éventualité, alimentées au gaz naturel, dont la combustion est bien moins polluante que celle du  fioul lourd.

Que les associations se sont à plusieurs reprises exprimées  pour un recours accru aux ENR, et notamment aux STEP qui permettrait d’augmenter la production d’électricité sans pollution à partir de nos ressources hydrauliques.

Que les associations souhaitent exposer ces solutions à la Commission Economique, voir à un spécialiste de l’ADEC.  Malgré que nous et lui sachions pertinemment que ces solutions sont unanimement reconnues, rentables,  et pratiquées dans tout l’hexagone, en Europe, dans le monde.

Sauf en Corse.

Le Président de son groupe politique à l’Assemblée de Corse lui aussi nous avait reçus et feint de croire à l'intérêt pour nos propositions, et promis d'y réfléchir.  Chi zucca bivitoghja !

Alors si, pour cette nouvelle semaine du vent, seuls les pouvoirs publics devaient assurer  une représentation de circonstance et protocolaire, aux côté des seuls politiques, ils ne peuvent que se le reprocher. 

Il y a 52 semaines et 365 jours dans l’année pour montrer qu’on pourrait faire quelque chose pour observer les émanations des centrales thermiques au fioul.

Il ne suffit pas, comme le fit en 2005 le rédacteur du projet  d’arrêté préfectoral, de consulter la DSS pour avoir son avis, puis de faire fi de ses réserves avant de le soumettre à la signature au Préfet. Ou de déclarer en octobre 2007 « Je trouve que dire qu’il faut faire encore davantage sur le volet santé, cela me paraît être un peu excessif ».  Ou de ne pas être en mesure en 2009 de fournir les relevés d’autosurveillance d’une TAC qu’on est sensé contrôler.

Et de venir demain, pendant une semaine, pérorer et oser nous parler de Développement Durable.

Le mirage de la ligne MAGINOT ne suffit plus à tromper la population.

Et si le Président de l’Exécutif avait véritablement voulu s’employer à œuvrer en faveur du Développement Durable, on l’aurait perçu dans la réécriture du « nouveau » PADDUC qu’il s’apprête dès demain à présenter à Oletta.

Nous avons fouillé les phrases contenues dans les parties du document relatives aux centrales thermiques, au développement des ENR, à la qualité de l’air.

Rien, rien,  désespérément rien, ne nous montre une amélioration dans sa conceptualisation de notre avenir énergétique. Où sont les STEP, l’alternative GNL ?

On peut même y lire que si  Qualit’air Corse nous dit que la qualité de l’air est bonne, c’est qu’elle l’est !   La Collectivité de Corse, par son bras armé l’Office de l’Environnement, fait son auto-surveillance et s’en auto-satisfait. Pas la population.

Le capteur de PM 10 de Bastelicaccia est resté un an en panne. C’est comme ça qu’elle est bonne la qualité de l’air à Ajaccio ?

Heureusement que la  notion de bilan carbone à été couchée dans cette rédaction. Quant aux moyens de la mettre en œuvre !

POISSON d�AVRIL en 2005 sur les BORDS de SEINE �.. comme en CORSE !

La Centrale thermique de PORCHEVILLE présentait, en 2005, beaucoup de similitudes avec les actuelles centrales de Corse.

C'est ce que l’on peut lire dans un article paru le 6 avril 2005 dans « Le courrier de Mantes » au sujet de la centrale thermique à flamme du 92.

Pour vous épargner une lecture totale nous avons mis en gras les similitudes avec nos centrales de Corse.  On a aussi mis en GROS ce qui l’est ! On a même retrouvé une trace du moteur propre, notre poisson d'avril de novembre 2005!

Les positions exprimées par le récent avis de l’AFSSET sur la dangerosité des doses de polluants faibles, mais constantes, sont déjà perceptibles

Avant d’être sollicitée par l’association du 92, visiblement,  la DRIRE n’avait pas vu.  C’est pas des espions !

 Et le CLIS de Corse que voit-il ?

Extraits :

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