Alors nous argumentons auprès du Président pour pouvoir présenter les deux solutions alternatives que nous proposons, le recours au GNL et aux STEP, et notre souhait de les faire évaluer. 

Pourquoi prévoir une alternative Gaz Naturel Liquéfié à l’arrivée du Gaz Naturel en Corse alors que la réalisation du GALSI n’a jamais été aussi proche ?

Parce que le risque 0 n’existe pas, et que la non-réalisation du GALSI, ou tout simplement celle de la desserte de la Corse ne doit pas nous laisser démunis sans autre alternative que l’inacceptable fioul lourd. (La population ne manquerait pas de nous le reprocher. Gouverner c’est prévoir)

Le Président nous fait remarquer que la réalisation de la desserte Corse, hormis les considérations techniques autour de son tracé, 100 % maritime, ou hybride maritime + terrestre, comporterait une part de financement  que la Collectivité de Corse devrait assumer.

Nous lui demandons alors si les autres régions Françaises ont été sollicitées pour cofinancer la réalisation du 2eme EPR dont le Président SARKOSY  décidé de confier la réalisation à EDF ? Normalement, la CSPE est censée compenser intégralement les surcoûts de production.  

Puis nous demandons au Président d’être enfin auditionnés par la Commission du Développement Economique pour lui présenter nos propositions, et un autre éclairage que celui un peu formaté des « autorités compétentes ».

Le Président nous propose de matérialiser notre demande,  de saisir également le Président de l’Assemblée de Corse et nous propose également d’organiser une réunion avec les spécialistes de l’Energie de l’ADEME.

Fin de l’entretien, très cordial à 16h45, nous avons eu tout le temps nécessaire pour nous exprimer. 

 

Peu avant que nous ne soyons reçus, un Conseiller Territorial pronostiquait : « Ange va vous rouler dans la farine ».  Je lui ai demandé si « vous » désignait dans son esprit les seules associations ou toute la population de la Corse.