En 2001, l'explosion de l'usine AZF à Toulouse conduisait le gouvernement à prendre de grandes décisions.

L'esprit du "plus jamais ça" prévalait le temps de l'émotion. En 2009, pourtant très peu de chemin a été parcouru. C'est ce que révèle le Journal de l' Environnement.

C'est un peu comme pour les effets de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. 22 ans après, la commission spécifique mise en place par l'Assemblée de Corse envisage enfin de recourir à une enquête épidémiologique.

Mais les catastrophes industrielles ne sont pas imprévisibles. Elles résultent d'une mise en danger délibéré des populations au regard de considérations économiques.

C'est ainsi que la communauté urbaine de Marseille, avec à sa tête un élu PS qui s'est fait élire en promettant de le combattre, vient de décider de réactiver le projet de la majorité sortante UMP de construire un incinérateur. C'est 470 000 tonnes/an de déchets seront traités à 47 % par methanisation et 53 % par incinération. Le projet initial prévoyait respectivement 23 % et 77 %.

L'abandon complet du projet d'incinération aurait couté pour dédit 500 millions d'€ à la communauté. C'est donc bien un argument financier qui l'a emport sur les considérations sanitaires. Compte tenu des conséquences sanitaires qui résulteront de ce choix, c'est le déficit de la sécu qui se creusera encore davantage.


La communauté nationale payera donc pour les engagements de l'UMP
, et les promesses non tenues du PS. Le bilan humain risque de dépasser les 500 M€.