Ces mesures, pour la période d’avril, mai et juin 2008, sont rendues officielles par la DRIRE et transmises au Président de la CAPA avec un courrier qui rappelle que :

Conformément à l’arrêté préfectoral du 28 juillet 2005, les concentrations en oxydes d’azote, monoxyde de carbone et oxygène sont mesurées en permanence et en continu sur chacun des 7 groupes sur chacun des conduits d’évacuation des effluents gazeux des groupes moteurs.

Les résultats des rejets en souffre sont, quant à eux, estimés et basés sur la connaissance en teneur en souffre des combustibles et paramètres de fonctionnement de l’installation.

La concentration en poussières dans les rejets est évaluée en permanence et en continu à partir d’appareils de contrôle sur chacun des conduits d’évacuation des effluents gazeux des groupes moteurs.

Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste des rejets de la combustion des fuels pour se rendre compte que les résultats du volume de rejet en particules fines, PM 10 et PM 2,5 notamment, n’y figurent pas. Pas plus que la quantification des HAP qui renseigneraient véritablement la population sur le volume de cancérigènes émis.
 
D’autant les évaluations et les estimations aux seuls bons soins de l’opérateur contribuent à entretenir l’opacité qui persiste dans ce dossier et que seules les mesures pratiquées par un organisme indépendant permettront de lever. Nous les avons demandées au Préfet LEYRIT.

La permanence et la continuité des mesures semble bien aléatoire : lorsque les moteurs tournent moins de  24 h, aucune mesure n’est produite. C’est pourtant lors du démarrage des moteurs que les panaches sont les plus chargés.

La valeur moyenne cumulée des émissions pour l’ensemble des moteurs en service au même moment serait bien plus pertinente que la moyenne individualisée de chaque moteur. D’autant que, même isolées, certaines moyennes sont déjà supérieures aux VLE ainsi que le montrent les fiches.
 



Préfet et élus de la commune sur site pour, enfin, y prendre le soleil ?
 
Mais sans les associations.