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Il faut bien se souvenir que le permis de construire de la dite centrale a été accordé en zone inondable, donc avec un risque connu depuis 2001 et accepté par EDF pour cet ouvrage lui appartenant.
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Alors solliciter de l’état une subvention destinée à financer un ouvrage privé dans le cadre de la seconde tranche du Programme Exceptionnel d’Investissement à hauteur de 50 % soit 615 000 € HT relève d’une acrobatie que le préfet de Corse appréciera.
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Mais souvent plus c’est énorme, plus ça passe !
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On peut aussi légitimement se demander si le fait de piocher directement dans la poche du contribuable Corse l’autre moitié du financement de cet ouvrage privé relève aussi de l'acceptabilité des choix énergétiques  par la population?
D’autant le rapport de participation état/CTC pour les financements dans le cadre du PEI est normalement de 70/30.
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Pourtant un avis, très proche de l’avis de la population, a bien été émis par le CESC en 2005, mais la majorité de nos élus n’en ont pas tenu compte. Autant dire qu’en 2005 l’acceptabilité par la population n’a pas été acquise, pas plus qu’en 2008, et qu’elle ne pourra l’être sur le projet de PADDUC que la CTC aura à adopter en 2009.
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Une Conseillère Territoriale rencontrée devant les grilles de la CTC lors de la séance des 10 et 11 juillet 2008 s’est adressée, visiblement agacée par la non acceptabilité par la population de la solution incinérateur, à la Présidente de l’Association  contre l’Incinérateur en Corse, en lui objectant que les associations n’avaient aucune légitimité issue des urnes et que « *là dedans, on bosse ».  * sur les bancs de la CTC. ARIA LINDA, présente aux cotés de nos amis de cette Association a apprécié.
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Il faut d’abord remercier cette Association pour les actions qu’elle a menées et qui ont permis d’éviter à la Corse un autre fléau polluant. http://www.contrelincinerateurcorse.org/
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Il faut aussi remercier cette Conseillère Territoriale pour son conseil électoral, tout en lui faisant remarquer que « bosser là dedans » ne suffit pas. Il faut bien « bosser » et même réfléchir, ça lui évitera à l’avenir de voter pour des moteurs thermiques propres au fuel lourd au bout de 9 mois de réflexion.