Quelques phrases directement inspirées du rapport LETEURTROIS, en notant : 
Le parc de production Corse est début 2007, quasi- identique à celui de 1996 ce qui est difficilement acceptable à la fois du point de vue de la satisfaction des besoins qu’au niveau de la protection de l’environnement (depuis le 1er janvier 2007 les moteurs de la centrale du Vazzio ont été dépollués).
Dépollués ? Alors pourquoi les résultats de l’étude de dispersion sont toujours en attente de validation par la DRIRE ?
 
La qualité de l’air : chapitre 1.4 B page 27 : La qualité de l’air, globalement bonne…….est affectée par les rejets polluants des deux centrales thermiques …….les valeurs limites d’émissions applicables ne sont pas encore respectées……… la mise en place de ….. Qualit’air….. permet de compléter un dispositif existant et de le rendre conforme aux obligations réglementaires en la matière.  C’est bon ou c’est pas bon ?
 
  
Les sites d’implantations : II 1.B     les espaces agricoles à potentialité agronomique dominante…………cette vocation dominante ne fait cependant pas obstacle à l’implantation des équipements d’intérêt général…réseaux d’énergie notamment….. Tiens il parle surement du terrain des buddicie à Bastelicaccia, le meilleur compromis du préfet, dont la capacité à disperser les polluants, compte tenu du vent dominant d’ouest reste à démontrer.
 
A noter que pour apprécier la direction du vent dominant, et sans besoin d’être météorologue, ni scientifique, mais simplement observateur comme l’étaient nos anciens, une promenade sur la route de l’aéroport de Campo del’Oro suffit. L’importante inclinaison des superbes pins qui bordent la chaussée ne laisse aucun doute sur la direction et le sens du vent.
  
 L’aveu : 2 En 2005……EDF n’a pu satisfaire les consommations de pointe hivernale…..
 
 
Dans le 2.3, préalable, le rédacteur rappelle l’article L4424-39 du Code Général des Collectivités Territoriales :
 
L4424-39
 
Dans le respect des dispositions du plan de la nation, la Collectivité Territoriale de Corse:
 
1° Elabore et met en œuvre le programme de prospection, d’exploitation et de valorisation des ressources énergétiques locales de la Corse, qui porte sur la géothermie, l’énergie solaire, l’énergie éolienne et de la mer, l’énergie tirée de la biomasse, l’énergie tirée de la valorisation et de la récupération des déchets, des réseaux de chaleur, l’énergie hydraulique des ouvrages dont la puissance est inférieure à 8000 kilowatts et qui comporte également des mesures destinées à favoriser les économies d’énergie ;
 
2° Participe à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan tendant à couvrir les besoins et à diversifier les ressources énergétiques de l’île en concertation avec les établissements publics nationaux.
  
 
Puis notre rédacteur enfonce le clou : ….. La Collectivité Territoriale de Corse ne détient aucun pouvoir réel pour imposer la réalisation de tel ou tel équipement de production énergétique à la puissance installée supérieure à 8 MW, en revanche les conditions de la localisation et les conditions d’implantation de tels équipements pourront être prévus par le PADDUC.
 
Ainsi sans que l’on puisse pouvoir parler de pouvoir décisionnel, par le PADDUC, la Collectivité Territoriale de Corse détient un pouvoir de proposition.
  
Mais alors quelle est la valeur du Plan Energétique Corse de 2005 et de la délibération 05/225 qui l’adopte?
 
Réponse dans l’annexe 5 du PEC : En conclusion sur ce premier point, on notera que la Collectivité Territoriale de Corse n’a pas de pouvoir de décision en ce qui concerne les ressources énergétiques classiques, la notion de ressources énergétiques locales étant capitale pour déterminer le champ d’intervention de la Collectivité Territoriale de Corse.
 
L’Assemblée de Corse n’a strictement aucun pouvoir en matière de centrale thermique. Elle a donc émis un vote sur des choix dictés par l’état, en se portant garante de l’acceptation de ces choix par la population. Inacceptable !
 
Si le concept de centrale moteur thermique propre au fuel lourd a été habilement inspiré par le rapport LETEURTROIS, nos élus l'ont benoitement approuvé en 2005, alors qu'il est bien dit page 2 :

• La Collectivité Territoriale de Corse (CTC), garante de l’acceptabilité des choix énergétiques par la population, est légitimement soucieuse d’assurer la sécurité d’approvisionnement de l’île dans les meilleures conditions de protection de l’environnement et de sauvegarde des emplois locaux. Mais elle n’a pas à supporter lesconséquences économiques de ses choix.

• La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) définit les règles qui gouvernent le financement des moyens de production. Soucieuse d’éviter une dérive des charges de service public qui pèsent sur le consommateur d’électricité, elle agit pour orienter les choix vers les moyens de production les plus économiques et réduire les marges des opérateurs.

• Les producteurs, y compris EDF, aujourd’hui confrontés à la concurrence et aux lois du marché entendent rentabiliser leurs investissements.

• Enfin, l’Etat, garant de l’intérêt général, se doit d’effectuer les arbitrages entre les attentes légitimes des différents acteurs.

 
Si en juillet 2009 nos 51 élus de la CTC votent à nouveau ces choix à travers le PADDUC, ils ne pourront plus invoquer la tromperie. Mais comme ils n’ont pas compétence, leur bonne foi leur permettra de voter contre, et à minima de s’abstenir. 
 
Puis le rédacteur précise
 
B1 Orientation pour les centrales thermiques
 
… les 2 nouvelles unités, conformes aux normes environnementales…..devant au départ fonctionner au fuel soient convertibles au gaz naturel dans la perspective de la réalisation prochaine d’un gazoduc….actuellement à l’étude. Si l’étude du GALSI dure aussi longtemps que l’élaboration du PADDUC, ça promet !
 
Le corbeau de Bastelicaccia serait presque amusé de constater que l’utilisation en base reste la règle.
 
Voilà donc une synthèse de 170 pages complétée en annexes par 64 pages dont 11 sur la qualité des eaux de baignade de 2001 à 2006, et 37 sur le Schéma Régional des Transports de la Région Corse de décembre 2005 (donc pensé avant la hausse du pétrole).   Il n’y en a pas autant sur la qualité de l’air !  
 
Pour nous détendre : Les coquilles du PADDUC :
 
Dans l’introduction page 9 : le bon niveau d’éducation et de formation ……puis :
2.1.3    Le niveau de formation des ressources humaines est encore insuffisant  L’ambition est elle d’instruire ou de formater pour les besoins du tourisme ?
 
Ou encore : 2.2.7 Logement : situation de crise….nécessité d’une double rupture par rapport aux pratiques passées…..de la CTC…..(et)…. de la tendance presque séculaire d’un développement très concentré sur le littoral. Feu sur la CTC et les pratiques Corses. Il s’est déjà écoulé presque un siècle depuis la démoustication au DDT du littoral Corse par les américains ?
 
Révélateur : 2.3.2 …il n’y aura évidement pas des lycées, hôpitaux ou grand stade dans chaque canton !  Noter que le rédacteur à pris soin de laisser grand stade au singulier, vu que nous n’en avons même pas un.
 
5.1.1C2   La loi Littoral : On veut déréglementer élégamment mais on argumente avec un très mauvais postulat : Rien ne serait pire que de considérer les 1000 km de littoral comme une entité géographique homogène vis-à-vis de laquelle les notions de base de la loi littoral s’appliqueraient de façon tout aussi homogène. Mais pour qui ce serait pire ?
 
 
6.3 LES ORIENTATIONS LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT
 
La Corse entend faire de la mer et du littoral, espace de transition entre la mer et la terre, un lieu tout à la fois d’excellence environnementale et de développement exemplaire. Le rédacteur parle encore au nom de la Corse!