·                    Les décisions suivantes ont été arrêtées à l'unanimité des participants:
 
1°) Une délégation des associations demandera à être reçue par la municipalité d'AJACCIO et par la C.A.P.A en vu d'échanger sur le projet d'implantation de la future centrale thermique. 
 
2°) Pour relayer la demande d’avis formulée par les associations auprès du Président du Conseil Général, les Conseillers Généraux présents, Jean Louis LUCIANI et Alexandre SARROLA ont prévu de déposer une motion lors de l’assemblée du mois de juin.
 
3°) L’argumentation développée par les représentants d’ARIA LINDA et d’A SENTINELLA, lors de la rencontre des Présidents des groupes politiques représentés à l'Assemblée de Corse a mis en évidence la nécessité de l’ouverture d’un débat serein et constructif sur la politique énergétique de la Corse.
 
A cet effet, les Conseillers Territoriaux présents, Nadine NIVAGGIONI, Jean BIANCUCCI et Jean Louis LUCIANI,  envisagent de déposer une motion lors de la prochaine session de l'Assemblée de Corse afin que cette question soit examinée. Le Conseiller Territorial Antoine OTTAVI, corédacteur de la motion déposée le 7 février 2008, mais retenu par une autre réunion, a également annoncé son intention de s’associer à cette nouvelle démarche, à laquelle plusieurs Conseillers Territoriaux d’autres groupes ont souhaité participer.
 
4°) Les maires présents ou représentés, sur proposition d'ARIA LINDA et d’A SENTINELLA, ont accepté à l’unanimité, d'organiser simultanément un référendum d'initiative locale afin de consulter et de mettre en évidence les souhaits de la population concernée, si le projet d'implantation des centrales au fioul n'était définitivement abandonné. Il est à noter que les délibérations, contre le projet de centrale au fuel, des communes littorales de COTI CHIAVARI à VILLANOVA, celles des communes des vallées du PRUNELLI et de la GRAVONA, en passant par BASTELICACCIA continuent d’être adoptées, et que les Maires de communes soumises aux émissions, pour l’instant réduites de la centrale de LUCCIANA commencent également à envisager de réagir de façon concertée.
 
 
5°) Les participants réitèrent la demande d’ouverture d’une enquête d’étude épidémiologique faite au Préfet de Corse, et constatent la similitude de l’opacité entretenue sur ce dossier, avec celle du dossier TCHERNOBYL marqué par la récente démission du Dr FAUCONNIER. Les regards se sont portés sur le PIEDMA, et son concept dit « d’unité de valorisation des déchets ménagers » dont les fumées de combustion pourraient également avoir de redoutables conséquences sur la qualité de l’air en Corse.  
 
Enfin, les quatre députés de Corse vont prochainement être sollicités pour introduire une demande d’évolution de la directive ATMO, et donc de l'arrêté du 22 juillet 2004 relatif aux villes de plus de 100 000 habitants. Cet arrêté impose la surveillance des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), notamment rejetés par les combustions des moteurs thermiques au fuel lourd, et qui sont clairement identifiés comme responsables du développement de cancers, de maladies cardiovasculaires, d’affections respiratoires, d’un taux de mortalité prématurée estimée à 8 % et d’effets mutagènes (indications locales corroborées par l’OMS). Pour la Corse il apparaît nécessaire d’étendre la notion de ville à celle d’agglomération pour accéder à un niveau de surveillance de la qualité de l’air dont les populations des deux grands bassins de vie sont actuellement privées.
 
Les associations de défense de la santé et de l'environnement resteront mobilisées et poursuivront leur sensibilisation et leurs actions jusqu'à l'obtention de l'abandon des projets de centrales au fioul et la mise en œuvre de solutions alternatives.