En effet, le Président SANTINI  a sans doute oublié que l’assemblée de Corse a voté l’adoption du plan énergétique en 2005 et que celui-ci prévoit l’implantation en Corse de deux centrales à fioul lourd. Récemment encore, dans la nuit du 7 au 8 février 2008, la motion déposée à l’assemblée de Corse par Jean BIANCUCCI, Jean Louis LUCCIANI et Antoine OTTAVI, qui aurait pu permettre l’instauration d’un débat constructif sur l’avenir énergétique de Corse, a été rejetée par une majorité composée de l’UMP et du PC. Le Président Ange SANTINI et Camille DE ROCCA SERRA ont pesé de tout leur poids pour obtenir le rejet de la motion qui proposait de revoir tout autant le site d’implantation proposé par le Préfet le 21 décembre 2008, que le type de moteurs thermiques définis par l’article 4 de la délibération 05/225 AC du 24 novembre 2005.
 
Nous constatons par ailleurs, que le Président SANTINI souhaite aujourd’hui, au travers d’une étude confiée à un cabinet spécialisé, « contribuer à la réflexion sur la future centrale » en comparant les différentes technologies de production. Pourtant ces éléments de comparaison existaient déjà dans des études européennes disponibles en mai 2005 sous la dénomination de MTD (Meilleurs Techniques Disponibles). Pourquoi ces études n’ont-elles pas été alors prises en compte dans les requérants de la délibération 05/225, en lieu et place d’un bien inutile avis rendu par le CESC alors que sa présidence était vacante et qu’il était amputé d’une grande partie de sa représentation ! A noter que le rapport LETEURTROIS qui rétablit la vérité et situe les vraies responsabilités sur la crise énergétique de 2005 y figure en bonne place.  La représentation politique Corse a donc perdu deux ans et demi à croire à l’utopique concept de moteurs thermiques à fuel lourd propres, à rêver au GALSI et ce, sans garanties sanitaires ni environnementales.
 
Par ailleurs nous lui indiquons qu’un comparatif, réalisé par EDF à l’occasion de la semaine du Développement Durable est disponible, pour qui veut s’y intéresser, sur le site Internet d’EDF. Ce document est révélateur de la capacité d’EDF à utiliser ses propres postulats à géométrie variable.
 
Nous observons enfin que le Président SANTINI n’a pas répondu à la demande des associations, exprimée le 16 février 2008, de participer au cahier des charges déterminant les expertises et le choix des experts. Dans ce droit fil d’opposition à nos associations, le groupe de l’assemblée auquel il appartient est un des seuls à ne pas avoir répondu à nos demandes de rencontre.
 
ARIA LINDA et A SENTINELLA qui représentent aujourd’hui plus de deux mille adhésions et des milliers de soutien dans la population estiment que d’autres  expertises sont indispensables et que leurs résultats doivent être portés à la connaissance de la population, a savoir: une étude épidémiologique sur la pollution du VAZZIO et ses retombées sur la santé de la population, l’environnement et donc la chaîne alimentaire et, une étude de dispersion des polluants tenant compte de l’aérologie dans le golfe d’AJACCIO, complétée par des prélèvements de polluants en sortie des cheminées et des prélèvements du sol dans un périmètre significatif.
 
Le président SANTINI serait tout à fait avisé de se rendre compte que le fameux trépied qu’il s’époumone à mettre en avant est bancale, le thermique représentant plus de cinquante pour cent de la production énergétique. Par ailleurs, d’autres solutions de production énergétique existent et pourraient être utilisées dans les délais impartis et avec de raisonnables investissements. Les propositions de S.T.E.P faites par l’ingénieur Joseph PAOLI en sont un exemple édifiant, mais encore faudrait-il qu’il y ait une volonté politique de contribuer à envisager des solutions qui préservent la santé de la population et l’environnement.