Cette décision répond à l'attente formulée par la délégation reçue en préfecture le 16 février 2008, à l'occasion du rassemblement organisé par les associations A SENTINELLA et ARIA LINDA, et constitue une première avancée significative.
 
Suite à cette annonce, un de nos correspondants, intervenant sous le pseudonyme de corbeau, a réagi en nous faisant part de ses craintes que nous ne soyons roulés dans la farine. Notre réponse à ses interrogations :
 
 
Certains d'entre nous, politiques ou syndicalistes, ont une petite expérience des stratégies des politiques, patrons, ou chefs de service des administrations que nous pratiquons journellement.
 
Nous avons décidé de lancer notre action contre leur volonté commune de nous condamner à la double peine:
 
30 ans de Vazzio sur le site du Vazzio,
puis encore
30 ans de Vazzio Bis dans la vallée de la Gravona
 
Double peine infligée parce que nous habitons sur une ile où le coût de production de l'électricité et la faible rémunération des capitaux investis ne motive pas les investisseurs, dont EDF.
 
Ce sont les propres mots du rapport LETEURTROIS qui a alimenté les débats de l’Assemblée de Corse et le vote du Plan Energétique Corse en novembre 2005.
 
Il n’était pas difficile d’y entrevoir que le haut actionnariat d’EDF, bien mieux rémunéré par la production de KW d’origine nucléaires, n’avait aucune intention d’investir dans de nouveaux moyens de production d’électricité en Corse.
 
De là à penser que le pavé lancé dans la mare le 21 décembre 2007 n’ait eu pour autre objectif que de provoquer notre entrée en scène en vue de perdre suffisamment de temps pour plomber le délai de remplacement de l’actuelle centrale thermique ! 
 
De là encore, à échafauder que la rupture énergétique qui nous serait alors imputée permettrait à notre fournisseur d’électricité de s’affranchir de ses obligations, et de réapparaitre en sauveur de la Corse tout en parvenant à un niveau de rémunération dont le vote du trépied l’avait privé.
 
Double peine pour la population de la Corse, double jackpot pour l’actionnariat.
 
Effectivement, un câble qui inonderait la Corse de KW nucléaires serait bien plus rentable et moins coûteux que notre centrale thermique au prix du KW compensé par une péréquation devenue par ailleurs insupportable.
 
Bien que la Corse n’en soit plus à son premier paradoxe, le vote de novembre 2005 en serait le plus incompréhensible :
 
Nos élus de l’Assemblée de Corse, auraient adopté le Plan  Energétique Corse, et le trépied en pleine connaissance de considérants qui en inhibaient de façon certaine la mise en œuvre ?
 
Certaines de leurs petites phrases lâchées dans la nuit du 7 au 8 février 2008, avant le vote de rejet de notre motion, en ont été révélatrices et prennent tout leur sens au travers des articles 11 et 12. Pour nous, le trépied du PEC reste globalement une bonne décision, et sous réserve d’en revisiter l’article 4, doit être pleinement appliqué sans recours aux articles 11 et 12.
 
Le collectif ARIA LINDA, satisfait de la décision du Ministre de L’Industrie, demande au Préfet de Région de procéder sans plus tarder à la mise en place du comité d’experts et du comité de suivi qu’il a annoncés le 4 janvier 2008 et auxquels des représentants d’ARIA LINDA et A SENTINELLA participeront.
 
Nous ne perdons pas de vue que l’objectif affiché pour « courant 2009 » est l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploitation d’une installation classée au titre de la protection de l’environnement.
 
Nous avons également sollicité tous les groupes politiques de l’Assemblée de Corse pour échanger sur la partie moteurs thermiques et notamment l’article 4 du Plan Energétique Corse en vue de préparer les prochaines sessions de l’Assemblée de Corse.
 
Le pied thermique du trépied doit être matérialisé par une solution thermique qui offre un rendement bien plus élevé et un niveau de pollution considérablement réduit par rapport aux moteurs « propres » au fuel.
 
L’autre pied, constitué par les ENR, doit atteindre sa taille objective, notamment au travers d’aménagements des ouvrages hydrauliques qui constituent un important potentiel énergétique et permettraient de produire davantage d’électricité sans aucune pollution, mais aussi par une réelle volonté de développer l’éolien et le solaire, autres énergies gratuites et  disponibles sur place.
 
Notre santé et notre environnement le valent bien.
 
Les premières municipalités élues ou réélues nous confirment leur soutien, et vont adopter des délibérations sans équivoque. Dumè BIANCHI, Maire de VILLANOVA, vient d’ailleurs de nous faire parvenir celle de sa commune en date du 15 mars 2008.
 
Le nombre des Conseillers Territoriaux, et des Conseillers Généraux qui nous ont notifié leur soutien et participent à notre démarche ne cesse d’augmenter.
 
L’objectif est tellement évident  que l’adhésion de la population est totale, dès lors qu’une information comme celle que nous mettons à sa disposition sur nos sites, ou au travers de tracts, lui est apportée. Nous allons continuer à assurer cette information. Il est nécessaire de rester mobilisés pour les prochains événements que nous allons organiser, et il faut que chacun devienne à son tour moteur et acteur.  
 
 
Rassuré corneille ou corbeau ? N’oubliez pas de signer notre pétition de votre vrai nom.