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vendredi 3 juillet 2009

2 juillet 2009 - L'Afsset rend son avis sur le lien entre cancers et environnement.

Le texte intégral disponible sur le site de l'Agence Française de la Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du travail paru le 2 juillet 2009:


L’Afsset publie ce jour un avis sur les liens entre cancers et environnement et formule ses propositions pour relancer une dynamique de prévention des cancers futurs. Elles reposent sur une approche fondée sur le risque, un ciblage des expositions, et sur des recommandations de recherche. L’incidence des cancers a augmenté de 20 % tandis que la mortalité a diminué de 20 %. L’Afsset avait commandité en 2005 une expertise collective à l’INSERM sur les 9 types de cancers dont l’incidence a le plus augmenté en 25 ans (poumon ; hémopathies malignes ; sein ; testicule ; thyroïde ; mésothéliomes ; tumeurs cérébrales ; ovaire ; prostate). L’INSERM a mobilisé 40 chercheurs pour analyser 1800 articles de la littérature scientifique et a rendu public en octobre 2008 un rapport de 900 pages.

Pour ce nouvel avis, l’Afsset s’est fondée sur ces travaux des chercheurs et sur ses propres travaux sur des cancérogènes particuliers (amiante, formaldéhyde, particules, benzène…). Elle a cherché à confronter les positions des parties compétentes en auditionnant 17 organismes scientifiques et 21 personnalités de la science, des mondes professionnels, des associations et du monde judiciaire, des sciences socio-économiques et des lanceurs d’alerte. Cette ouverture à la société civile constitue une première dans ce domaine.

1. La part de l’environnement est substantielle dans la genèse des cancers. Une politique de prévention doit s’attaquer aux risques encore débattus de cancers et non pas se limiter aux seuls risques avérés.
Les seuls risques avérés n’expliquent que très peu de cancers (par exemple le couple amiante-mésothéliome ou tabac-cancer du poumon…) et beaucoup de cancers restent largement non expliqués. Les travaux scientifiques les plus récents suggèrent qu’ils doivent être reliés à un jeu extrêmement complexe d’interactions entre facteurs génétiques, expositions environnementales, facteurs comportementaux et vieillissement. De plus les inconnues scientifiques sont très nombreuses sur ces risques encore débattus. Dans ce contexte faire l’impasse sur les risques débattus est impossible et l’Afsset considère que cette situation justifie pleinement que l’approche de prévention se double d’une approche de précaution.
La recherche devra donc de plus en plus croiser les disciplines pour mieux expliquer et comprendre les liens entre environnement et cancer. Par exemple l’approche épidémiologique devra s’enrichir de l’apport de nombreuses disciplines (toxicologie, expologie, sciences sociales et économie…)

2. Pour ce qui concerne la gestion des risques, l’Afsset confirme l’intérêt de l’approche réglementaire actuelle fondée sur les dangers des substances, mais elle demande de la compléter par une approche sur les risques.
La réglementation donne des outils pour engager des obligations de substitution ou de suppression de cancérogènes avérés. Mais elle est relativement démunie pour traiter de cancérogènes classés moins dangereux. Or de tel cancérogènes peuvent concerner une très large population exposée. C’est le cas, par exemple du dichlorométhane, classé en catégorie 3 par manque de données suffisantes mais qui n’est pas indemne de tout soupçon sur l’animal. Or il est utilisé largement, à 11.000 tonnes par an en France. L’Afsset recommande dans ce genre de cas que les logiques de recherche de substitutions, de définition de valeurs de références et de réduction de l’exposition soit plus développées. Elle vient ainsi de publier une valeur limite d’exposition professionnelle sur le dichlorométhane plus protectrice. Elle met aussi à disposition des industriels un site www.substitution-cmr.fr pour encourager la diffusion des expériences réussies de substitution.
L’approche par l’évaluation des risques sanitaires permet de mettre l’accent sur les expositions, de hiérarchiser les sources de plus fortes expositions et de traiter les sources de plus fortes expositions. La recherche devra alors se développer sur l’expologie (science de l’exposition aux agents à risque). Elle devra également développer les indicateurs précurseurs de cancers, comme les biomarqueurs qui permettent de reconstituer une exposition ou de détecter des signes avant coureurs de cancer.

3. L’Afsset encourage le développement d’une approche socio-économique. Face aux incertitudes multiples et aux inconnues qui entourent la question des liens entre cancers et environnement, une implication de la société est nécessaire. Le débat entre sciences sanitaires et sciences sociales permettra de progresser plus rapidement sur les déterminants des expositions (en partie liées à des inégalités sociales). L’approche coût-bénéfice permet d’éclairer le décideur et parfois d’identifier des opportunités manquées de prévention. Par exemple la prise en compte des fibres fines et courtes d’amiante par la réglementation, proposée par l’Afsset, permettra d’économiser des indemnisations des victimes de l’amiante, dont le total est lourd pour la collectivité.

http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/388310379265317812667437051222/cancers_environnement_afsset_vdef_juil09.pdf



jeudi 2 juillet 2009

Le rassemblement pour le rassemblement de la Corse au gazoduc GALSI compte trois nouveaux soutiens

Lundi 29 juin 2009, lors du rassemblement devant l'Assemblée de Corse, deux partis politiques se sont joints à notre rassemblement et ajouté leurs logos au 26 premiers.

Aujourd'hui, c'est l'association AGHJASOLE qui nous a rejoint. Un de ses membres, Paul CASALONGA nous a souvent accompagné lors de nos assemblées et de nos tournées des villages. C'est un passionnant passionné d'énergies renouvelables. 


             

Le rassemblement compte donc 29 membres, et quelques entrées sont annoncées.





Autre soutien, celui de Toni CASALONGA, qui nous a adressé, le jour du rassemblement, ce message:

 " Ne pouvant y participer directement, je soutiens de Balagne cette action utile et exemplaire."

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Microparticules PM 10 : La France sera-t-elle condamnée pour non respect des seuils ?

Dans son article du 30 juin 2009, dans le Journal De L’Environnement, Sabine CASALONGA indique :

« La France pourrait être condamnée par l’UE, comme d’autres Etats membres, pour non-respect des seuils de qualité de l’air pour les particules fines (PM10) fixés depuis 2005. A moins qu’un délai ne soit accordé jusqu’en juin 2011 par la Commission dont la décision est attendue d’ici la fin de l’année »


http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=1405&idThema=3


Cet article indique que seuls 4 pays Européens seraient en conformité avec la directive sur la qualité de l’air de 2005, alors que 10 autres pays seraient visés par une procédure d’infraction, et que 17 autres, dont la France ont bénéficié d’un report de l’échéance à octobre 2008.

 


Selon les services du  MEEDAT, la France fournira les premiers éléments de réponse de son plan particules d’ici mi-juillet, ainsi que l’évaluation de leur impact sur la qualité de l’air.

Les enjeux sanitaires et environnementaux sont majeurs :

 

-        réduction de 47% d’ici 2020 par rapport à l’année 2000 des «années de vie perdues» à cause des particules fines (PM2,5)

-        baisse de 10% de la mortalité aiguë due à l’ozone et de 74% les surfaces de forêts touchées par l’acidification. Depuis 2000, les concentrations en PM2,5 ont été réduites de 30% et celles en ozone de seulement 2,5%.

 


L’article nous rappelle que  le projet de directive IPPC sur la réduction des émissions industrielles a vu son calendrier repoussé de 2016 à 2019 lors du dernier Conseil Environnement.

 


ARIA LINDA se demande si le report de l’application de cette directive pourrait pour partie être lié à la position de l’UFE exprimée dans un article paru sur  http://www.ufe-electricite.fr/spip.php?article83  dont voici un extrait :

 


L’action de l’UFE

Pour l’UFE, ces Valeurs Limites d’Emissions en référence aux Meilleures Techniques Disponibles introduiraient de fortes contraintes pour le secteur de la production d’électricité, et en particulier pour les centrales existantes, notamment de pointe. L’importance des nouveaux investissements requis pour leur mise en conformité pourrait conduire à la fermeture de certaines d’entre elles. La continuité de l’approvisionnement national en électricité pourrait s’en trouver compromise.

Dans l’optique du vote en séance plénière du Parlement Européen du 11 mars prochain sur la proposition de directive, et bien qu’attachée à la promotion de l’excellence environnementale pour la production d’électricité, l’UFE demande, de manière exceptionnelle, et pour tenir compte des exigences d’équilibre du système électrique, le maintien jusqu’en 2020 des valeurs imposées par la Directive GIC actuelle pour les installations existantes et la prorogation des dérogations prévues par celle-ci dans le nouveau texte. (le 20/02/2009) »

 

 

L’UFE comprend La Compagnie Nationale du Rhône, DK6, EDF, EDF Energies Nouvelles, Snet Electricite (Groupe E.on France), ERDF, les Entreprises Locales d’Energie, France Hydro Electricité, POWEO, RTE, la Société Hydro Electrique du Midi, GDF SUEZ, le Syndicat des Energies Renouvelables, l’Union Nationale des Entreprises Locales de l’Electricité et du Gaz, Electrabel (Groupe GDF SUEZ).

 

 

Même discours au plan national qu’en Corse :

la menace de la rupture énergétique !

 

Pronostic : le prochain Conseil Energétique, prévu pour le mois de septembre,

sera une nouvelle occasion d’essayer nous faire peur, à l’approche de l’hiver,

et de réaffirmer l’urgence à démarrer les nouvelles centrales au fioul lourd.

 

Mais non,

la France ne pourra pas être condamnée !

 

Mais revenons à l’article du JDLE, et au 2eme commentaire qu’il a suscité de la part d’un des lecteurs, visiblement bien documenté :

 « ..la France a répondu que ce n'était pas la faute des autorités, vu que la pollution vient d'ailleurs. C'est tellement vrai, que cette pollution traverse l'Europe puis se concentre juste au voisinage des axes routiers à fortes circulation… »


 Tiens, ça nous rappelle la réponse du Président de l’Office de l’Environnement à l’un de nos courriers. Lui aussi évoquait les « importations du continent Français et Italien »     http://www.arialinda-asso.com/share/File/POLVERINI%2014.11.2008.jpg


Donc, après avoir traversé toute l’Europe, après s’être concentrée en France, cette pollution arriverait en Corse, rejointe par celle de l’Italie, complétée par celles des centrales thermiques au fioul lourd, de notre circulation, des avions, des centrales à enrobé, et des bateaux à quai pour y donner .......... notamment le 19 mai 2009 ........... une IQA de 4 et une bonne qualité de l’air ?



Cendrillon, on approche de minuit, ton carrosse va redevenir citrouille!

mercredi 1 juillet 2009

Raccordement de la Corse au gazoduc GALSI : la motion votée à l'unanimité par l'Assemblée de Corse le 29 juin 2009

Faisant suite aux requérants, voici la réaffirmation de la volonté de l'Assemblée de Corse, et l'adresse au gouvernement:

N° 2009/E4/016

 

DEPOSEE PAR : L'ENSEMBLE DES GROUPES POLITIQUES DE L'ASSEMBLEE DE CORSE

OBJET : Raccordement de la Corse au GAZODUC GALSI

 

 

 

CONSIDERANT que le futur gazoduc reliant l’Algérie au continent Italien par la Sardaigne représente pour la Corse une chance historique de participer à un  projet euro-méditerranéen d’envergure ; projet de nature à sécuriser durablement ses approvisionnements énergétiques dans le respect des équilibres  environnementaux,

 

CONSIDERANT que de ce fait, le raccordement de la Corse au GALSI revêt un caractère prioritaire, inscrit au plan énergétique adopté par la Collectivité Territoriale de Corse en 2005, puis reconnu comme tel par le gouvernement,

 

CONSIDERANT l’état d’avancement du projet, dont le tracé Algéro-Italien commencera à être réalisé en 2010, exigeant ainsi le phasage adéquat du raccordement de la Corse à partir d’Olbia, comme des chois de desserte des centrales d’AJACCIO et de BASTIA.

 

RAPPELANT la volonté unanime des élus insulaires, relayée par la mobilisation des forces économiques, syndicales et associatives à un degré qui témoigne d’une attente exceptionnelle dans la population de Corse,

L'ASSEMBLEE DE CORSE

REAFFIRME solennellement sa détermination à voir la Corse effectivement raccordée au gazoduc ALGERIE-SARDAIGNE-ITALIE, de façon notamment à convertir au gaz naturel ses deux centrales énergétiques.

DEMANDE avec force au gouvernement de confirmer officiellement ses engagements, en précisant dans les meilleurs délais les modalités techniques et financières du raccordement de la Corse, ainsi que la desserte des centrales d'AJACCIO et de BASTIA, le tout assorti d'un échéancier de réalisation.

---

La notion de mise en service simultanée du tronçon principal du GALSI et de la desserte de la Corse demandée lors de la rencontre avec le Président de l'Assemblée de Corse, et le Président de l'Exécutif n'a pas été retraduite dans cette motion.

Simple oubli?

 

La version papier du document...

 

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mardi 30 juin 2009

Rassemblement pro GALSI du 29 juin 2009 : Le principe d'une motion enfin accepté. Era Ora !

Réunir plusieurs centaines de personnes sur le cours Grandval  à 17h un lundi soir du mois de juin n’était pas un pari gagné d’avance.

Compte tenu des problèmes de circulation et de stationnement qui empoisonnent la cité impériale, il n’était pas évident de déplacer la population rurale qui assiste fidèlement à nos assemblées dans les communes de la vallée de la Gravona.

Nous avons eu la bonne surprise de constater que notre rassemblement attirait une autre frange de la population, plus urbaine.

L’information commence donc à passer même en ville où la population commence à être sensible à notre message. A noter aussi la présence remarquée de quelques courageuses militantes venues de loin. De Rogliano et de Ponte-Leccia. L’engagement féminin est remarquable et exemplaire dans tous les combats pour l’avenir de la Corse.

Dans la foule on notait aussi la présence des élus qui nous accompagnent depuis le début de notre action, mais aussi de quelques nouveaux et bienvenus soutiens. Les représentants du Parti Socialiste et du Parti Communiste nous confirmaient leur soutien respectif.

Après un discours prononcé, au nom des 28 organisations participantes, par le Président de l’association A SENTINELLA, Dominique LANFRANCHI, et l'intervention du Député Européen François ALFONSI, une délégation franchissait les grilles de l’Assemblée de Corse pour rencontrer le Président de l’Executif, et le Président de l’Assemblée.

Nous étions venus pour demander à l’Assemblée de Corse de rédiger et de voter à l’unanimité une motion à l’adresse du chef de l’Etat pour que celui-ci engage formellement la France dans le raccordement de la Corse au gazoduc GALSI, et sur la base d’un planning précis permettant la mise en gaz simultanée de la Corse et de l’Italie.

Information nouvelle qui ne nous avait pas été communiquée lors de la dernière visite de Monsieur GALSI, un projet de tracé maritime, d’un surcoût estimé à 120 M€, aurait été établi suite à la demande des associations relayée par le Préfet de Région lors de la PPI de février 2009 à Paris.

Le Président de l’Exécutif nous assurait que ce surcoût n’apparaissait pas rédibitoire, mais que pour autant aucune solution n’était pour l’heure privilégiée, et que la solution terrestre était jugée tout à fait réalisable et sans difficultés majeures d’après les spécialistes.

Tour à tour chacun des membres de la délégation argumentait pour réussir à convaincre les Présidents qu’il n’était pas inutile, bien que l’Assemblée ait déjà voté le Plan Energétique Corse, qu’elle s’adresse à l’Etat de façon solennelle pour lui demander de matérialiser enfin sa volonté de raccorder la Corse au GALSI.

Le Président de l’Assemblée nous faisait alors part d’une annonce « au plus haut niveau de l’Etat » d’ici 3 mois, le temps de finaliser la réflexion.

Puis après une période d’incompréhension sur la terminologie employée (échéancier, planning) le Président de l’Exécutif acceptait d’adjoindre à la motion notre demande d’établissement d’un planning précis de réalisation des études et travaux de la desserte Corse.

Ce planning permettant, sans préjuger de la réalisation effective de la partie Algéro-Italienne du GALSI, d’établir le délai de réalisation du tronçon de gazoduc spécifique au raccordement de la Corse à partir du  piquage terrestre qui serait prévu à Olbia en Sardaigne.

A peu près une heure de discussion donc pour obtenir satisfaction sur une demande que nous avions déjà formulé à plusieurs reprises depuis février 2008, pour un vote solennel et unanime dont la nécessité, pour la population, était une évidence.

La rédaction et le vote de la motion devaient intervenir, dans la foulée, à la reprise des travaux de l'Assemblée.


Era Ora !

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