Association Aria linda

jeudi 15 novembre 2018

Fin du hold up dans les ZNI?: la CRE a demandé la révision du très juteux taux de rémunération de 11 % servi dans les ZNI pour les installations de production depuis le 23 mars 2006.

Depuis l’application de l'arrêté du ministre délégué à l'industrie du 23 mars 2006 le taux de 11 % n'avait jamais été révisé, alors même que les conditions de prêt baissaient de façon très significative pour se raprocher de 2 %, voire moins.

Suite à la crise de 2005, c'est le rapport de l'ingénieur des mines Leutertrois qui avait insuflé les attentes de l'opérateur historique qui se plaignait de sa "fable motivation" à investir dans l'appareil de poduction insulaire eu égard au "trop faible" taux de 6,5 % alors servi en Corse comme sur le continent.

Alors on peut bien remarquer que ça arrive seulement au moment où les opérateurs des ZNI ont eu le temps de profiter des énormes produits financiers accordés aux installations de production.

Faire des produits financiers dans ces conditions c'est simple: pour construire une centrale j'emprunte à 2 % à mon banquier alors que je suis rémunéré à 11% au travers de la CSPE.

Alors on peut bien remarquer que c'est aussi juste au moment où d'autres opérateurs prétendent à bénéficier de condition aussi avantageuses pour la construction d'un réseau gazier qui n'est curieusement pas considéré comme partie indissociable d'une centrale au gaz qui doit être alimentée au gaz. L'opérateur historique attendant 11 % pour démarrer au fioul en 2023....... si le gaz n'arrive pas!



On peut aussi remarquer que le taux de 6.5 % servi sur le continent reste lui même reste très juteux.

La délibération de la CRE





Le communiqué de presse des syndicats CFE-CGC et UNSA Energie d'EDF qui se demandent si l’Etat sera cohérent en matière de taxation et de pollution.


mercredi 7 novembre 2018

Maths: maintenant -1,9 = 0 !

-1,9 µg/m3 = 0 µg/m3




Ce mercredi 7 novembre 2018 nous a gratifié à 8h00 d'une capture d'écran relative à la mesure de la qualité de l'air qui revèle un double artifice:  arithmétique et physique!

Si la pesée d'une masse négative avait de quoi déconcerter les physiciens, l'égalité maintenant établie entre un nombre négatif et un nombre nul déboussolera les mathématiciens.

Ca s'est passé à la station de mesure PM 2,5 de Venaco....qui sert de réference scientifique au monde entier.

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mardi 6 novembre 2018

Pollution de l’air et santé: à Venaco, Qualitair Corse réussit l'exploit de mesurer des masses négatives de pollution: - 2,5 µg/m3 ce lundi 5 janvier 2018

Cela ne choquerait ni les scientifiques de l'ARS, ni ceux de l'université!

Renversé comme une tatin avec sa pomme Sir Isaac Newton. Même Albert Einstein en serait retourné.

Comment accepter l'idée qu'une masse puisse être négative sous l'influence de l'attraction terrestre?




C'est l'exploit réalisé par Qualitair Corse: Mesurer des masses négatives de pollution:  - 2,5 µg/m3 ont été atteints ce lundi 5 janvier 2018 à Venaco pour les PM 10 et les PM 2,5.




En terme de records, c'est la cabine de mesure de Bastia Saint Nicolas qui a dépassé le seuil d'information et de recommandation le 4 novembre 2018 avec 50,80 µg/m3 de moyenne journalière.




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samedi 27 octobre 2018

Centrale EDF Vazzio Bis ou Ricantu (morue ou baccalà) ... l'avis de l'autorité environnementale

L'autorité environnementale a rendu son avis sur la future centrale du Ricantu,  alias Vazzio Bis.   lien vers l'avis de l'AE

Ce qui est relevé par l'AE:


Il manquerait une étude d’impact de la démolition de la centrale du Vazzio

Il manquerait une étude d’impact de la réalisation de l’alimentation en gaz de la centrale.

Il faudrait expliciter la cohérence du projet avec l'objectif d'autonomie énergétique

Il faudrait s’interroger sur l’adéquation aux besoins

Il faudrait comparer les impacts du projet et ceux susceptibles de survenir en l’absence de projet en présentant les deux scénari. En particulier sur la pollution de l’air et les émissions de GES.

Il faudrait renforcer substantiellement le suivi prévu qui est faible, notamment sur la qualité de l’air et de l’eau et en prévoyant des mesures correctives en cas d’écart constaté.

Il faudrait fournir une description des incidences sur l’environnement qui résulteraient d’une situation accidentelle sur le projet, et présenter les mesures envisagées pour les éviter ou les réduire

Il faudrait choisir des modèles de TAC permettant d’assurer la sécurité du réseau lorsqu’elles fonctionnent en conditions optimales et en cycle combiné, afin de proposer une centrale respectant les rendements énergétiques minimaux fixés par le BREF qui s’applique.


Ce qui est relevé par Aria Linda dans l'avis de l'AE

Les rejets sont évacués par quatre cheminées dont la hauteur atteindra la cote de 50 m NGF:

le projet connu prévoyait 40 m?

Il convient toutefois de souligner que la pollution actuelle de l’air, dont les concentrations moyennes sont relativement élevées, est aussi due au trafic routier, aux gros navires stationnant dans le port, au chauffage résidentiel et à la centrale du Vazzio.  La majeure partie de ces résultats provient de la pollution de fond, mais la contribution maximale de la centrale à ces résultats peut atteindre 16 %, ce qui n’est pas négligeable.Il faut toutefois souligner que la valeur de la pollution de fond utilisée dans ces études intègre les émissions actuelles de la centrale du Vazzio.

Tout cela repose uniquement sur du déclaratif, mais on n'en sait rien au niveau de la mesure de la qualité de l'air.

La plus belle démonstration est que lors des périodes d'arrêt de la centrale du Vazzio (incidents, feux...) de hausse de la production (report de la production de Lucciana sur le Vazzio pour raisons économiques comme le mérit order) il n'a jamais été constaté de baisse, ou de hausse de la qualité de l'air mesurée.

Ce qui indique probablement que les émissions de la centrale du Vazzio ne sont pas mesurées aux bons endroits, mais à 5 km des cheminées. L'AE aurait pu demander à la DREAL de joindre au dossier son courrier du 26 avril 2017 et ses recommandations à Qualitair Corse et EDF en ce sens.

Lien vers le courrier de la DREAL


jeudi 18 octobre 2018

Les préfets de Corse peuvent tranquillement perpétuer les périodes d'interdiction de brulage et leur corrollaire tacite : les périodes de brulages autorisés.

Comme chaque année, la fin de la période préfectorale d'interdiction de brulage relance les mises à feux tous azimuths.


A Bastelicaccia, plus précisement à Bottacina, ce 17 octobre 2018 à 10h50 on pouvait observer le panache de fumée d'un brulage tacitement autorisé.





A Ajaccio, à Mezzavia, à la Confina, ce 17 octobre à 13h54 on pouvait encore observer le panache de fumée d'un brulage tacitement autorisé.


Ces panaches de fumée ont-ils véritablement eu un impact sur la qualité de l'air respiré en Corse, et plus précisement en Corse du Sud?

Il semblerait que non, du moins si l'on se réfère aux mesures de la qualité de l'air réalisées par Qualitair Corse pour la Corse du Sud ce jour-là.

L'AASQA dispose, pour toute la Corse du Sud, de 3 points de mesure des particules PM 10 tous situés sur la commune d'Ajaccio: place du Diamant, dans le quartier de Canetto et place Abbatucci.

Et d'un point de mesure situé sur la commune de Sarrola Carcopino au lieu dit Piataniccia en face du collège de Baléone dedié à la surveillance de la centrale du Vazzio.



Force est de constater dans le tracé ci-dessus qu'il n'y a pas eu d'impact significatif en concentrations horaires aux heures de constatation des panaches pour la journée du 17 octobre 2018.


Force est de constater dans le graphique ci-dessus relatifs aux mesures PM 10 du mois d'octobre que la journée du 17 octobre 2018 ne fait pas apparaitre d'impact significatif en moyenne journalière. On serait même sous la tendance moyenne du début du mois d'octobre.

Il n'est donc pas officiellement constaté que le brulage tacitement autorisé porte atteinte au droit de chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé.

Même constat pour l'impact de la centrale du Vazzio, dont le tracé (Sarrola Carcopino) comporte tout de même quelques journées de carence.

En l'absence communication de résultats, on peut se demander ce qu'il ressort des mesures demandées par la DREAL pour mieux évaluer l'impact de la centrale du Vazzio sur le site de la Confina 2, et de celles réalisées par la CAPA, avec ses propres moyens de mesure, en ville d'Ajaccio.