Association Aria linda

mardi 7 avril 2020

Quo vadis covid 19?

Depuis le 17 mars 2020, date du début du confinement, la baisse générale d'activité aurait du entrainer une baisse des émissions polluantes.





Comme le montre le graphique ci-dessus, la concentration moyenne journalière de particules PM 10 mesurée en Corse sur le mois de mars et le début d'avril ne montre aucune baisse significative depuis le début du confinement.

Bastia connait même un curieux pic le 28 mars 2020.


Même constat ci-dessous pour la concentration moyenne journalière de particules PM ,5 10 mesurée en Corse sur la même période : aucune baisse significative depuis le début du confinement.

La tendance est globalement à la hausse des concentrations.



Mais qui sont donc les émetteurs de ces pollutions qui ne baissent pas?




mercredi 25 mars 2020

Confinement covid 19 = baisse de l'activité => baisse de la pollution?

Depuis le 12 mars 2020, date de fermeture des établissements scolaires les déplacement liés au transport scolaire ont notablement baissé.

Depuis le 17 mars 2020, date du début du confinement, la circulation des véhicules liée à l'activité artisanale et industrielle a notablement baissé, ainsi que l'activité des transports aérien et maritime, et probablement celle des centrales thermiques, moins sollicitées. Article sur la baisse d'activité des transports


En Corse, compte tenu de la faible industrialisation, l'essentiel de la pollution, selon Qualitair Corse, serait mesuré le long des axes routiers.

Toutes les baisses d'activité devraient donc se traduire par une baisse de la pollution, notamment celle qui est mesurée par Qualitair Corse à travers les PM 10.

L'examen de la concentration moyenne journalière issue de la mesure des particules PM 10 depuis le début de l'année 2020 devrait nous permettre d'observer une inflexion significative de la courbe à compter du 12 mars 2020 et d'autant plus significative à compter du 17 mars 2020!

Cependant le graphique ci-dessous, issu des mesures affichées par Qualitair Corse, ne permet pas de constater la baisse attendue.

Et, contre toute attente, c'est une significative tendance à la hausse qui apparait.







Pour aider les soignants qui s'exposent pour nous, restons chez nous.


Actualisé au 28 mars 2020, le graphique ci-dessous fait apparaitre:

- D'abord une évolution vers une baisse peu significative: la baisse ne franchit pas les niveaux bas d'avant confinement.
- Puis, en Haute Corse seulement, pour la jounée du 28 mars 2020 un pic PM10 en moyenne journalière à 113,9 µg/m3 pour la station de mesure du Fango (pic à 211,3 µg/m3 en moyenne horaire), alors que Giraud atteint 106,6 µg/m3 (pic à 211,3 µg/m3 en moyenne horaire) et La Marana 83,5 µg/m3 (pic à 180,7 µg/m3 en moyenne horaire).







dimanche 1 mars 2020

Non Monsieur le Directeur de Corsica Linea, ce qui sort des scrubbers en boucle ouverte n'est pas propre.

Chacun se souvient du JT de 20h sur France du jeudi 13 février 2020 relatif aux "cheminées filtrantes de la Corsica Linea" et des propos rassurants de son directeur sur l'innocuité des rejets des scrubbers en boucle ouverte.

C'est vers la 18 eme minute du sujet que le directeur d'exploitation et environnement de la compagnie rouge prend la parole :
Lien vers le sujet

" La réaction chimique fait que vous rejetez quelque chose qui est propre."

L'allegation choque d'autant plus que la contreverse sur l'impact sur la nocivité des rejets fait l'objet d'un large débat au sein de l'OMI et de la corporation des armateurs, ainsi que l'indique un article de Marine Marchande:

Extrait: 

"Un sujet polémique anime actuellement les échanges à l’occasion d’un sous-comité sur la prévention et la lutte contre la pollution, qui se tient depuis le 17 et jusqu’au 21 février à l’OMI."

" Les scrubbers à boucle ouverte ne font pas l’unanimité. "


mardi 18 février 2020

Coordination TERRA : la charte d'interpellation des candidats aux municipales 2020



Vous êtes candidat aux municipales de 2020,
vous souhaitez répondre à l'interpellation de la coordination TERRA


Vous pouvez répondre:
soit sur la page Facebook de votre liste,

soit sur la page Facebook de la coordinationTERRA :

Message privé direct via Facebook :




Vous souhaitez disposer de précisons
relatives à la Charte d'interpellation des candidats téléchargez la

vendredi 14 février 2020

Scrubbers: règlementation internationale permissive faite par et pour les initiés, Etats dupes et/ou fourvoyés, cupidité et mensonges des opérateurs.

Si vous n'avez pas suivi "l'Oeil du 20 h" sur France 2 le jeudi 13 février, Aria linda vous conseille de le retrouver en cliquant sur ce lien 
Le sujet relatif à la pollution des navires débute vers la 17 eme minute.
 
Le reportage a le mérite d'exister et de rendre public un nouveau diesel gate, d'une ampleur bien supérieure à celui qui révélé la tromperie des industriels pourvoyeurs de véhicules diesel terrestres "propres"

Mais après avoir révélé cette première supercherie, la presse retombe dans le panneau par un manque de connaissance du sujet. Certes le sujet est complexe, ce qui aurait nécessité de se documenter préalablement pour éviter de relayer des idées reçues.

Le journaliste parle de "système de cheminées filtrantes" alors qu'il s'agit de tours de lavage des fumées utilisant l'eau de mer pour précipiter les particules. Les eaux souillées sont rejetées à la mer.

En suite vient la confusion la plus répendue " Depuis le 1er janvier 2020...... les navires ont du réduire leurs émissions de soufre de 3,5 % à 0.5 %,   7 fois moins ".

Or la réduction évoquée de 3,5% à 0,5 % décidée par l'OMI ne s'applique pas aux rejets après combustion. Elle  concerne la réduction de la teneur massique en soufre du fioul lourd souté par les navires, avant combustion, et brulé dans les moteurs diesel des navires.

La nuance subtile est que cette réglementation de l'OMI comporte une dérogation à l'obligation d'utiliser un fioul lourd à 0,5 % moins chargé en soufre:

les navires qui seraient équipés de "dispositifs de réduction de la pollution" permettant d'obtenir une réduction équivalente à celle obtenue par un passage au fioul à 0,5 % pourraient passer à un fioul à 3,5 % de teneur en soufre.   Une formidable régression pour l'environnement et la santé qui concerne même les navires qui utilisaient déjà un fioul à 1,5 % de teneur en soufre. L'intérêt pour les armateurs est d'éviter à une exploitation avec un fioul à 0,5 % de soufre " deux fois plus cher".

Il faut remarquer, ce n'est pas anodin, que l'OMI indique d'une part que la réduction effective des émissions par les "dispositifs de réduction de la pollution" doit être démontrée. L'OMI indique d'autre part que l'adoption (ou le rejet) de cette dérogation est laissé, sur leur zone d'influence, à la libre acceptation par les Etats, pays ou territoires impactés.

Dans le reportage, le responsable de Corsica Linea répond au journaliste qui évoque une transposition de la pollution atmosphèrique vers le milieu marin par une allégation: "La réaction chimique fait que vous rejetez à la mer quelque chose qui est propre".

Ce responsable a déjà publiquement indiqué l'intention de sa compagnie de demander à la Collectivité de Corse DC de l'aider financièrement.

De quoi donner des idées à l'exploitant des centrales thermiques de Corse astreints à utiliser du 0,5 %!