Association Aria linda

vendredi 2 septembre 2016

Alimentation de la Corse au gaz naturel: Au Sénat, il a été possible d'obtenir une réponse en moins de 30 mois.

Alimentation au gaz naturel des centrales thermiques de production électrique de Corse


Réponse de Mme la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat publiée dans le JO Sénat du 01/09/2016 - page 3733

à

la question écrite n° 10785 posée par M. Ronan DANTEC (de la Loire-Atlantique - ECO) publiée dans le JO Sénat du 06/03/2014 - page 580


Réponse :


Le schéma retenu pour l'alimentation de la Corse en gaz naturel qui fait consensus aujourd'hui et qui est mentionné dans la programmation pluriannuelle (PPE) Corse, est une structure composée : d'un ouvrage d'amenée de la molécule gaz en Corse : une solution possible étant composée d'un terminal flottant de stockage/regazéification de 40 000 m3 de gaz naturel liquéfié (GNL) (FSRU) ancré au large de Lucciana (Bastia) et de navires méthaniers de petite capacité qui permettraient de transporter le gaz à partir de terminaux GNL en Méditerranée ; d'un ouvrage de transport gaz, qui devra relier l'ouvrage d'amenée de la molécule de gaz à la centrale de Lucciana et au cycle combiné gaz d'Ajaccio et qui sera construit par un opérateur agréé ; de la centrale et de la turbine à combustion de Lucciana fonctionnant actuellement au fioul léger (mise en service fin 2013) pour laquelle des aménagements gaz seront réalisés une fois la décision d'arrivée du GNL en Corse prise et quand le GNL sera disponible pour la production d'électricité ; d'un cycle combiné gaz d'Ajaccio qui fonctionnera au fioul léger en attendant que le GNL soit disponible pour la production d'électricité. Cette solution a été confirmée par la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, dans un courrier au préfet de Corse le 18 mars 2015 ainsi que dans la PPE de la Corse. Une étude technique et économique de la chaîne d'approvisionnement gazière en Corse sera prochainement lancée par EDF. Le projet de cahier des charges de cette étude est en cours de finalisation après échange avec la collectivité territoriale de Corse. La remise des conclusions de l'étude devrait intervenir avant la fin de l'année. Parallèlement une mission du conseil général de l'économie (CGE) et du conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) est diligentée, visant à étudier les différentes options régulatoires envisageables pour la construction et l'exploitation de ces infrastructures, ainsi que l'impact global du projet pour la collectivité. En particulier le statut de la barge et des infrastructures de transport de gaz seront analysés pour identifier les solutions les plus efficaces. Ces propositions permettront d'alimenter les réflexions afin de concrétiser la mise en œuvre de ce projet. Enfin, un appel à manifestation d'intérêt a été lancé par la ministre chargée de l'environnement le 13 juillet 2016, afin d'identifier les opérateurs gaziers potentiellement intéressés pour construire ou opérer les infrastructures gazières. Les résultats de ces différentes études sont attendus pour fin 2016. La ministre chargée de l'environnement a indiqué que son objectif était que le gaz puisse être présent dès la mise en service du cycle combiné gaz d'Ajaccio.  




Pour mémoire la Question écrite n° 10785 posée par M. Ronan DANTEC (de la Loire-Atlantique - ECO)
publiée dans le JO Sénat du 06/03/2014 - page 580


M. Ronan Dantec attire l'attention de M. le ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur l'alimentation au gaz naturel des centrales thermiques de production électrique de Corse. Le renouvellement des centrales thermiques de Corse prévu par le plan énergétique corse de 2005 a été confirmé par l'arrêté du 7 juillet 2006 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) de production d'électricité. La PPI de 2006 préconisait pour la Corse le recours aux moteurs diesel au fioul pouvant à l'avenir fonctionner au gaz naturel. En 2009, la PPI évolue et précise que « les nouvelles centrales thermiques fonctionnent au gaz naturel, dès lors que le raccordement de la Corse au gazoduc Algérie-Italie via la Sardaigne (GALSI) est réalisé ». Mais le rejet du fioul lourd par la population et les résultats de l'étude comparative fioul lourd-fioul léger réalisée par Électricité de France (EDF) ont amené le préfet de Haute-Corse à autoriser l'exploitation de la centrale de Lucciana au fioul léger de façon transitoire jusqu'à l'arrivée du gaz naturel en Corse. Pour pallier la non réalisation du GALSI, le Gouvernement annonce la mise en service d'un « plan B » consistant à approvisionner l'île en gaz naturel par la mise en place d'une micro chaîne de gaz naturel liquéfié (GNL) faisant appel à une desserte par méthaniers et la construction d'une barge sur la côte orientale de la Corse dès 2018-2019, date prévue pour la mise en service de la centrale d'Ajaccio, le démarrage des études économiques et techniques étant annoncé en 2013. Les services de l'État en Corse présentent ces dispositions aux élus en 2013 à travers le rapport d'activité pour 2012. Contrairement à ce qu'indique ce rapport, la PPI de 2009 ne prévoit pas de « plan B » d'alimentation en gaz naturel par des barges. La substitution du fioul lourd par du fioul léger n'est pas envisagée par la PPI de 2009 toujours en vigueur. Il y a donc une contradiction entre les affirmations de l'État et ce qui est autorisé dans le cadre de la PPI. Les industriels concernés ont été sollicités par la ministre de l'écologie par courriers le 31 octobre 2012, pour leur demander de lancer les études de faisabilité pour la desserte de la Corse en GNL avec la construction d'une plateforme sur la côte orientale et le gazoduc Cyrénée pour desservir la région d'Ajaccio et la future centrale ajaccienne. Mais, alors que l'intérêt de l'alimentation au gaz fait consensus, ces industriels sont confrontés à l'absence d'autorisation de programme. Ces autorisations de programme ont aussi été demandées au ministre de l'écologie par l'Assemblée de Corse, dans l'article 2 de sa délibération du 20 décembre 2013, adoptant le schéma régional climat air énergie (SRCAE) de la Corse, indiquant que la collectivité « demande que la PPI électricité et le plan indicatif pluriannuel des investissements dans le secteur du gaz (PIP gaz) soient révisés pour inscrire le changement de combustible des centrales, ainsi que les équipements nécessaires à l'approvisionnement en gaz naturel de la Corse, comme la barge GNL, prévue au large de Bastia et le gazoduc Cyrénée, devant permettre l'alimentation des deux centrales thermiques et la distribution du gaz des agglomérations bastiaise et ajaccienne. » Il lui demande quelles suites ont été données aux commandes de la ministre de l'écologie fin 2012, en termes d'avancement des démarches administratives. Il souhaite connaître les dates de livraison des études économiques et techniques relatives à la construction d'une barge et à la construction du gazoduc terrestre Cyrénée ainsi que le calendrier de ces réalisations. Il lui demande en outre de lui faire part de l'avis de la commission de régulation de l'énergie quant à l'acceptation des surcoûts d'exploitation liés à la substitution du fioul lourd par le fioul léger à la centrale de Lucciana. Il souhaite enfin connaître la date prévisionnelle de signature de la nouvelle PPI électricité et du nouveau PIP gaz.

mardi 30 août 2016

Pollution cancérigène : à Ajaccio et Bastia centre, les PM 2,5 ne sont toujours pas mesurées.

Pollution cancérigène à Ajaccio: les PM 2,5 toujours pas mesurées.

Comme le montre le site de Qualitair Corse, les particules fines PM 2.5, bien plus invasives pour les poumons que les PM 10, ne sont toujours pas mesurées en 2015 à Ajaccio.




Quelle est la situation à Bastia centre?


Inquiétant? Au moins autant qu'à Ajaccio!

Ainsi que le montrent les concentrations mensuelles moyennes calculées pour l'année 2015, d'après les mesures affichées sur le site de Qualitair Corse, le seuil de 10 µg/m3 (recommandation OMS pour la santé humaine) a été franchi durant 4 mois à Bastia dans le quartier de Montesoro, et 3 fois à Venaco.

Bien que le site de Qualitair Corse indique l'existence d'un capteur PM 2.5 à Canetto, sur le site de l'ancienne usine à gaz d'Ajaccio, les PM 2.5 ne semblent pas y être mesurées.






Quelle est la situation au Vazzio et à Lucciana, site des centrales diesel d'EDF?



Ajaccio  Vazzio   26/08/2016   17h24



Taille des particules PM 10, PM 2.5, PM 1: Couper un cheveu en 6, 24 ou 60!







Microparticules PM 10: une maille de 0.01 mm peut en laisser passer 1
Microparticules PM 2.5:  une maille de 0.01 mm peut en laisser passer jusqu'à 16.
Microparticules PM 1:  une maille de 0.01 mm peut en laisser passer jusqu'à 100.

vendredi 19 août 2016

Bombes à retardement en Corse: les particules fines ne sont toujours pas mesurées à Ajaccio.


Les nanoparticules diesel PM2.5 sont beaucoup plus nocives pour la santé, et le développement des embryons, que les particules PM10


A part de tests pratiqués sur des lapines, dont le placenta serait proche de l’humain, des chercheurs ont montré qu’une exposition maternelle chronique aux gaz d’échappement de moteur diesel (avec filtre à particules norme européenne) durant la gestation, entraîne des effets néfastes sur la croissance et le métabolisme des fœtus de la 1ere et de la 2eme génération.

Les humains étant exposés à des cocktails de polluants, l’objectif était de mesurer uniquement l’exposition aux particules diesel pour en déterminer l’impact sanitaire.

L’exposition des lapines aux particules, 83 μg/m³ , a été équivalente à celle subie par une femme enceinte qui effectue son trajet domicile travail sur le périphérique en voiture lors de pics de pollution. Pour mémoire l’OMS recommande de ne pas dépasser 25 μg/m3 pour les particules fines d’un diamètre 2,5.

Résultat : au terme de la période d’exposition, des nanoparticules issues des gaz d’échappement ont été trouvées dans le placenta, le foie, la rate et dans le sang du fœtus.

Impact: les échographies ont mis en évidence une réduction du périmètre crânien des lapereaux et de leur tour de taille. A la 2eme génération, ce sont les échanges d’acides gras qui sont perturbés, ce qui augmente les risques de développer une tension artérielle, de l’obésité ou du cholestérol.

L’étude est publiée dans Particle & Fiber Toxicology.




Des nano particules qu'on ne mesure pas et qu'on ne peut
voir qu'en contrastant les images comme ci dessous



 

Une pollution qui n'est pas mesurée,

des données qui continuent de disparaitre de l'affichage en ligne,

ça n'empêche pas la droite ajaccienne de rêver d'incinération!


Nucléaire : on ne nous dit pas vraiment tout.


Le projet de réacteur de Hinkley Point devrait couter 15 % de plus que le montant de l’estimation initiale annoncé par EDF  le 9 mai 2016 aux membres du comité central d’entreprise.

Quelques jours plus tard le 12 mai 2016 EDF indiquait dans un communiqué un surcout de 600 millions correspondant à une marge pour aléas.

En France la seule centrale nucléaire en construction est l’EPR de Flamanville (1600 MWe). Le chantier, démarré en 2007, a rencontré de nombreux problèmes techniques. La mise en service est prévue en 2018. Son coût initial évalué sous les 4 Mds d’€ risque de franchir le seuil des 15 Mds d’€.


Des soucis à venir pour EDF avec l’acquisition de la branche réacteurs d’Areva

pour 25 Mds d’€ qui devait intervenir début 2017 ?

A l’usine Creusot-Forge de Saint-Marcel, qui a forgé entre 1965 et 2015 des pièces pour Areva, 400 des 10 000 dossiers relatifs aux pièces produites présenteraient, selon l’ASN, des  «incohérences». Areva évoque soit des tests complémentaires qui n’auraient pas été portés au dossier de fabrication, soit des falsifications des dossiers d’assurance qualité remis au client.

Chez un autre fournisseur d’Areva, SBS, filiale du groupe Genoyer, une soixantaine de pièces métalliques présentant des malfaçons ont été livrées avec des  certificats falsifiés. Le lièvre est levé par le Bureau Veritas, à partir de doutes émis par un client de SBS.

Après le Bureau Veritas, en mars 2016 Areva et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ont également déposé plainte. Et pour cause : une partie des pièces concernées étaient  destinées au réacteur de recherche du CEA à Cadarache que construit Areva.


mais pas de soucis pour l'avenir du gaz naturel en Corse!

mercredi 10 août 2016

Information sur la qualité de l'air en Corse: c'est bien le rôle de l'Etat?



Depuis le 08/08/2016 à 7h00, soit depuis plus de 48h00, les données relatives à la qualité de l'air en Corse ne sont plus accessibles au grand public.

__________


LOI n° 96-1236 du 30 décembre 1996 sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie

TITRE Ier

SURVEILLANCE, INFORMATION, OBJECTIFS DE QUALITE DE L'AIR, SEUILS D'ALERTE ET VALEURS LIMITES


Art. 4. - Le droit à l'information sur la qualité de l'air et ses effets sur la santé et l'environnement est reconnu à chacun sur l'ensemble du territoire. L'Etat est le garant de l'exercice de ce droit, de la fiabilité de l'information et de sa diffusion.

jeudi 4 août 2016

EDF et le gaz: Je ne suis pas qualifiée, Je suis!



EDF
se déclare non qualifiée pour l’alimentation en gaz des centrales de Corse, mais, pourtant elle participe, pour plus de 20 %, au projet GALSI.


On peut s’étonner du fait qu’EDF se soit déclarée non qualifiée pour alimenter les centrales thermiques de Corse au gaz naturel.


L’énergéticien, déjà très impliqué en Grande Bretagne, à Hinkley Point pour 21,3 milliards d'euros, est également impliqué en Italie à 20,41 %, dans le projet de gazoduc GALSI récemment ré-évalué à, seulement, 4 milliards de dollars.



Sa filiale EDISON, en Italie persiste à annoncer une mise en service du GALSI en 2018



Les actionnaires du consortium GALSI sont :

  • SONATRACH (Algérie) : 41,60 %

  • Région SARDAIGNE (Italie) : 11,60 %

  • ENEL Power (Italie) : 15,60 %

  • EDISON (Italie) : 20,80 %  donc 20.41 % pour EDF qui détient 98,104 % des actions ordinaires d'Edison depuis le 7 août 2012.

  • HERA SpA (Italie) : 10,40 %



Et la SONATRACH ajoute que les appels d’offres sont prêts.



C’est ce qu’indique un article du quotidien national Algérien EL MOUDJAHID, en date du 27 juin 2016, relatif à la référence à la conférence de presse donnée par le P-DG de la SONATRACH, Amine Mazouzi.

Le vice-président de la SONATRACH, chargé des transports par canalisation, aurait affirmé: « Sonatrach a achevé ses études et des appels d’offres sont prêts ».


L’article rappelle que le groupe Algérien SONATRACH, est majoritaire avec 41,6% des parts dans la société créée pour réaliser le GALSI, et qu’il a à ses côtés deux partenaires italiens Edisson (détenu à 98 % par EDF) et Enel.




Enfin, malgré que le projet GALSI soit dit suspendu, il existerait un forcing pour implanter des moyens de re-gazéification dans les golfes de la Sardaigne.




Toujours dans la presse, c’est du côté de la Sardaigne que nous parviennent des propos qui confirment que le serpent de mer remuerait encore. La NUOVA SARDEGNA publie la lettre de Maria Antonietta MONGIU, présidente du Fondo Ambiente Italiano pour la Sardaigne au président Matteo RENZI, président du conseil des ministres en Italie.

Extrait :

« 
Oggi leggiamo con preoccupazione che, sospeso il GALSI, si insiste per i rigassificatori da posizionare nei golfi della Sardegna, già oltraggiati con la chimica di base. »